Une plateforme qui inspire confiance. Des virements vers l’étranger. Puis, le silence.
Pour de nombreuses victimes d’arnaques financières, le scénario semble se refermer sur une plainte, une enquête longue et des fraudeurs parfois introuvables.
Deux décisions rendues en 2026 viennent pourtant ouvrir une autre piste : celle de la responsabilité des intermédiaires financiers.
Dans les affaires UPTOS et EVERFX, deux victimes accompagnées par Broker Defense ont obtenu des décisions favorables contre leur banque. L’une devant le tribunal judiciaire d’Avignon, le 16 mars 2026. L’autre devant le tribunal de Créteil, le 6 février 2026.
Les deux banques ont fait appel. Rien n’est donc définitivement acquis. Mais ces dossiers posent une question centrale : jusqu’où doit aller la vigilance bancaire lorsque des fonds partent vers l’étranger dans un contexte d’arnaque financière ?
Deux affaires, un même fil rouge : suivre l’argent
UPTOS et EVERFX racontent deux histoires différentes.
La première concerne un réseau d’arnaque aux faux investissements, avec une succession de sites liés à une même organisation.
La seconde porte sur un courtier régulé, à jour de ses autorisations, mais dont les pratiques sont décrites comme très litigieuses, voire illégales.
Dans les deux cas, le sujet ne s’arrête pas à la disparition de la plateforme ou des interlocuteurs. Il se déplace vers les flux financiers.
Où l’argent est-il parti ? Par quels comptes ? Dans quelles conditions ? Les virements présentaient-ils des signaux d’alerte ?
C’est sur cette reconstruction que Broker Defense intervient, en préparant les dossiers et en orientant les victimes vers des avocats partenaires.
UPTOS : 200 000 euros accordés en première instance
L’affaire UPTOS remonte à 2022.
Elle concerne un réseau d’arnaque aux faux investissements organisé autour de plusieurs sites internet liés à une même structure.
Une victime accompagnée par Broker Defense a engagé des démarches avec l’appui d’une avocate partenaire. Les transactions avaient été réalisées sur Malte, ce qui renforçait la dimension internationale du dossier.
Le 16 mars 2026, le tribunal judiciaire d’Avignon a condamné la banque pour manquement au devoir de vigilance général.
La victime a obtenu une indemnisation correspondant à 80 % de ses pertes, soit 200 000 euros.
La banque a toutefois fait appel. Elle invoque notamment le devoir de non-ingérence, selon lequel un établissement bancaire ne peut pas intervenir librement dans les affaires de son client.
Cette décision reste donc suspendue à la suite de la procédure. Mais elle montre qu’une arnaque financière peut aussi être analysée à travers le rôle de la banque dans le parcours des fonds.
EVERFX : quand un courtier régulé devient un dossier litigieux
Le dossier EVERFX soulève une autre question.
EVERFX était un courtier régulé et à jour de ses autorisations. Cette apparence de conformité pouvait rassurer les investisseurs.
Pourtant, selon les éléments transmis par Broker Defense, ses pratiques étaient très litigieuses, voire illégales.
La société a ensuite disparu, rendant impossible un recours direct contre elle.
L’analyse s’est alors déplacée vers la banque de la victime. Le 6 février 2026, le tribunal de Créteil a condamné cette banque à une indemnisation intégrale, pour un montant légèrement inférieur à 30 000 euros.
Le motif retenu : un défaut de vigilance concernant des virements en dollars américains vers des comptes étrangers.
Là encore, la banque a fait appel. La décision reste donc ouverte, mais elle rappelle qu’une apparence de régulation ne suffit pas toujours à exclure le risque.
Ce que ces décisions changent pour les victimes
Ces deux affaires ne constituent pas une garantie d’indemnisation.
Elles montrent en revanche qu’un dossier d’arnaque financière peut parfois être étudié au-delà de la plainte pénale.
Lorsque les fonds ont transité par des banques, plateformes crypto, processeurs de paiement ou comptes étrangers, la responsabilité de certains intermédiaires peut être examinée.
Cette analyse dépend toujours des faits : dates, montants, bénéficiaires, devises utilisées, pays concernés, alertes éventuelles et niveau de vigilance attendu.
Pour les victimes, l’enjeu est donc de ne pas rester seules face à un dossier dispersé.
Broker Defense : analyser, préparer, coordonner
Broker Defense accompagne depuis 2014 les victimes d’escroqueries financières.
La structure n’est pas un cabinet d’avocats. Elle intervient en amont : analyse des situations, classement des pièces, reconstitution des faits, recherches techniques ou informatiques, puis orientation vers des avocats indépendants partenaires.
Marc Bouzy indique avoir accompagné plus de 5 500 victimes, dans le cadre de démarches ayant concerné plus de 10 millions d’euros de capital récupéré.
Broker Defense travaille avec un réseau de plus de 40 avocats dans 15 pays, principalement européens.
Cette organisation répond à la réalité des fraudes actuelles : plateformes étrangères, paiements en devises, sociétés qui disparaissent, cryptoactifs, circuits bancaires internationaux et interlocuteurs multiples.
Une prudence nécessaire face aux fausses récupérations
Après une première arnaque, certaines victimes sont à nouveau ciblées.
De faux avocats, de fausses administrations ou de prétendus experts promettent de récupérer rapidement les fonds perdus. Ces démarches peuvent cacher une seconde fraude, avec des frais de dossier, taxes ou commissions à payer.
Broker Defense rappelle qu’une démarche sérieuse ne devrait jamais commencer par une promesse rapide ou une pression financière immédiate.
Avant d’agir, la priorité reste de faire analyser son dossier, de rassembler les preuves et de vérifier les recours réellement envisageables.
Une voie possible, pas une promesse automatique
Les décisions UPTOS et EVERFX montrent que la responsabilité d’intermédiaires financiers peut parfois être recherchée.
Mais les deux banques condamnées ont fait appel. Les indemnisations ne sont donc pas définitivement acquises.
Cette nuance est essentielle. Elle évite de présenter ces affaires comme des victoires automatiques.
Elles montrent plutôt qu’un dossier bien préparé peut ouvrir des pistes, à condition d’être analysé avec rigueur et accompagné par les bons professionnels.
À propos de Broker Defense
Fondée par Marc Bouzy, Broker Defense accompagne depuis 2014 les victimes d’escroqueries financières dans leurs démarches administratives et juridiques.
La structure intervient dans les dossiers de faux investissements, plateformes illégales, escroqueries aux cryptomonnaies, pyramides de Ponzi, faux conseillers bancaires, fraudes au trading et abus de confiance.
Broker Defense n’est pas un cabinet d’avocats. Elle prépare les dossiers, coordonne les actions et oriente les victimes vers des avocats indépendants partenaires.
Elle travaille avec plus de 40 avocats dans 15 pays, principalement européens, et dispose d’une expertise en recherches crypto et informatique.
Marc Bouzy indique avoir accompagné plus de 5 500 victimes d’arnaques et d’escroqueries financières, dans le cadre de démarches ayant concerné plus de 10 millions d’euros de capital récupéré.
Son service Crypto&Check permet d’identifier l’origine et la destination des fonds détournés dans les dossiers d’arnaque crypto.
La première analyse de dossier est gratuite et sans engagement.
En savoir plus
Site web : www.brokerdefense.net


