Sortie livre : “Souviens-toi… Sydney”, le roman poignant et réel d’Eeneh Quarter sur les abus sexuels sur mineurs dans une communauté religieuse

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Alors que l’église catholique est souvent pointée du doigt concernant sa gestion des abus sexuels sur mineurs, le problème de la pédocriminalité est aussi une réalité dans les autres communautés religieuses.

En 2015, en Australie, un énorme scandale a mis en lumière les dysfonctionnements des Témoins de Jéhovah.

Plus d’un millier de cas de pédophilie ont été cachés aux yeux des autorités et les victimes stigmatisées pour qu’elles gardent le silence. La publicité donnée aux conclusions de la Commission royale australienne sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels envers les enfants (ARC) a permis de délier des langues et de nombreuses autres affaires sont montées à la surface.

Ecrit au lendemain des conclusions de l’ARC, “Souviens-toi…Sydney” (publié chez Harpitanja Editions) est à la fois un témoignage poignant et un récit d’espoir.

L’autrice, Eneeh Quarter connait bien les témoins de Jéhovah, pour avoir grandi dans ce milieu et s’être intensément investie dans ce mouvement, avant de prendre du recul suite aux nombreuses dérives de l’organisation.

Dans ce roman captivant et très documenté, elle invite les lecteurs/lectrices à plonger dans l’univers fermé de cette communauté religieuse renommée au fonctionnement par trop souvent nébuleux. Le paradis promis se révèle alors être l’enfer…

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440 pages criantes de vérité pour qu’on ne fasse plus jamais taire les victimes

Il a fallu à Eeneh Quarter deux années d’écriture et d’investigations, de nuits blanches et de crampes aux poignets, pour rédiger “Souviens-toi…Sydney”, un titre qui évoque la commission australienne qui a mis sur le devant de la scène l’organisation des témoins de Jéhovah.

Bien que, par bonheur, elle n’ait pas connu d’expérience similaire, Eneeh a engagé des recherches approfondies et collecté des dizaines de témoignages sur internet dénonçant la politique de la Watchtower (l’entité éditoriale qui gère les activités des témoins de Jéhovah depuis Warwick, aux États-Unis) en matière de gestion des cas d’abus sexuels sur mineurs.

Plutôt que de faire un recueil d’histoires vécues, qui sont d’ores et déjà présentes en quantité sur la toile, elle a imaginé un récit captivant dans lequel chaque personne ayant vécu des expériences similaires peut se retrouver.

Ecrit à six mains avec les enfants d’Eeneh (son fils Josef, 22 ans, et sa fille Enge, 17 ans), “Souviens-toi…Sydney” n’est d’ailleurs pas destiné à condamner un mouvement en particulier, les faits rapportés étant communs à de nombreuses autres associations, cultuelles ou non (parascolaires, entre autres). Il a été écrit dans un esprit de critique saine et constructive et non sous le signe de la rancœur, de la colère, de la frustration ou de la haine, comme on le voit souvent.

L’autrice ne renie pas son passé et ne cultive pas d’animosité envers ses ex-coreligionnaires. De ce fait, il s’agit d’un ouvrage objectif, composé la tête froide et avec les idées claires, qui met en avant les dérives dues aux directives du corps dirigeant qui gèrent chaque instant de la vie des membres.

Eeneh souligne :

“Malgré les dénégations de ses responsables, il existe un vrai problème au sein de cette organisation. Les répercussions pourraient être bien plus graves que celles ayant atteint l’Église catholique, principalement dû au fait que les membres se refusent de voir la réalité en face. Ils ont en effet consigne de ne pas porter crédit aux accusations portées par les victimes.

Mais à travers le web, les voix des opprimés se font de plus en plus fortes et il sera de plus en plus difficile de les réduire au silence. Le réveil pourrait bien être brutal pour des millions de fidèles.”

Résumé

Claire, 21 ans, jeune mariée, a grandi à Lausanne dans une famille de témoins de Jéhovah. Elle pourrait être heureuse, mais des événements insolites viennent gâcher sa vie de couple. Jérémie, son mari, cherche à l’aider mais se trouve démuni face aux problèmes de sa femme.

La jeune épouse aurait bien aimé trouver un appui auprès de sa mère, mais sa foi aveugle dans le crédo de sa religion l’empêche d’aider sa fille comme il conviendrait. Elle a été remariée à Raymond, un témoin de Jéhovah belge, suite au départ du père de Claire, alors qu’elle avait sept ans. Les activités de son beau-père sont mystérieuses, mais a-t-il vraiment quelque chose à cacher ?

Elle trouve tout de même un soutien auprès de deux personnes: Isabelle, son amie d’enfance, avec qui elle a échafaudé un projet de voyage, et Éloïse, sa collègue de travail, qui la fait raisonner sur ses croyances et l’incite à ne pas mettre une confiance aveugle dans des hommes.

Deux événements tragiques vont de nouveau faire basculer sa vie et la séparer de ceux qui lui sont le plus cher. Elle connaîtra ainsi la douleur du rejet.

Éléonore, une psychothérapeute, et Anna, qui pratique l’hypnose douce, iront à la recherche des événements de son passé que la jeune femme a oubliés et qui expliquent certainement l’enfer de sa vie présente.

Extrait

“Affrontant l’orage, il entreprit de déplacer le tas de rondins qui attendaient l’hiver pour être brûlés dans le poêle en fonte qui trônait dans le salon. Une fois le déménagement effectué, il s’attela à la tâche la plus harassante, mais aussi la plus importante. À coups de pioche et de pelle, il creusa une fosse profonde, plus ou moins de la taille d’un gros chien. Malgré la pluie qui avait redoublé d’intensité, il était en sueur. Remuer cette terre devenue lourde n’était pas une besogne aisée. Il n’avait pas l’habitude des travaux physiques, mais il n’avait pas le choix. Vivienne finissait sa journée de travail à sept heures et demie et il ne lui faudrait pas plus de vingt minutes pour arriver à la maison. En cette période de vacances, il était même possible qu’elle rentrât un peu plus tôt, n’ayant pas à affronter l’intense circulation habituelle des autres mois de l’année. Il fallait absolument que tout fût fini au retour de sa femme.

L’opération dura près d’une heure. Pendant ce temps, il ne cessa d’émettre des imprécations, se maudissant pour son imprudence et la manière dont s’étaient déroulés les événements. Mais aussi était-ce de sa faute si la petite, d’ordinaire si docile, avait aujourd’hui montré autant de mauvaise volonté? Si elle l’avait laissé faire, comme cela avait été le cas jusqu’à présent, il ne serait pas dans cette situation. C’est ce qu’il y a de terrible, avec les enfants. On ne peut jamais prévoir leurs réactions. Le fait qu’elle sortît d’une varicelle qui l’avait contrainte au lit ces dernières semaines ne pouvait en aucun cas excuser son manque d’entrain dans les activités qu’ils avaient toujours partagées et auxquelles elle semblait prendre plaisir.

Au lieu de ça, elle avait préféré jouer avec le mobile au-dessus de son lit, un Pierrot assis sur une lune qu’elle affectionnait depuis toute petite et qui l’avait accompagnée durant sa maladie. Devant sa réticence, il s’était énervé et avait cassé le jouet, causant les pleurs hystériques de la fillette, crise qui avait abouti à son accès de colère et engendré la volée de gifles fatales. Ces semaines de privation l’avaient mis à cran. Pourtant, il n’était pas dans ses intentions de lui faire du mal. Mais comment aurait-il pu s’attendre à ce que sa tête allât frapper le rebord du lit et la faire sombrer dans l’inconscience ?”

Un livre solidaire

L’autrice et sa famille soutiennent l’action de l’association SCAARS pour que les clergés (toutes religions confondues) ne puissent plus se retrancher derrière le secret de la confession et aient l’obligation de dénoncer aux autorités les crimes dont ils viennent à connaissance, quelle qu’en soit la nature, mais plus particulièrement ceux touchant à l’intégrité des enfants.

De plus, en cette période de pandémie de Covid-19, 2 euros sont reversés pour chaque commande à une cagnotte au choix en faveur du personnel hospitalier.

Ce qu’en pensent les lecteurs/lectrices

Victor Bouadjio (du magazine Écrire Aujourd’hui) :

“Je vous écris au sujet du fameux roman d’Eneeh Quarter qu’en lisant sous cette forme finie et éditée, j’en redécouvre qualité et portée. Il est véritablement réussi et il faut absolument qu’il rencontre le succès qu’il mérite.
De plus, le travail de l’éditeur a donné un bel objet, attirant, agréable et donne envie de l’ouvrir. Tout y est, sans compter le prologue et le début qui ne laisse plus d’ambiguïté comme je l’aurais craint.
Eneeh peut être fière de son livre.”

Christophe B. (du groupe de soutien à Élise Lucet)

“En complément aux diverses enquêtes d’Elise Lucet et de son équipe sur la pédocriminalité, plaie sociale qui sévit dans bien des milieux (Eglise catholique, sport, leçons privées de musique, certains lieux touristiques…), je signale le livre récent d’Eneeh Quarter, “SOUVIENS-TOI… SYDNEY”. Tout est vrai dans ce livre-témoignage bien écrit, et qui serait un excellent scénario de film…”

Manon B. (lectrice du Canada) :

“Eneeh Quarter, tu as de quoi être fière. Un roman extraordinaire que j’ai eu plaisir à lire, un incontournable.”

Éric G. (lecteur de France) :

“Je suis très heureux pour le courage et la pugnacité que tu as déployé afin de voir aboutir tes efforts et ta lutte pour ces choses détestables commises à l’encontre de nombreuses victimes. Bravo pour ton ouvrage.”

Morganne D. :

“Ce livre est tout simplement d’utilité publique.”

Dominique Reynaud (youtubeuse) :

” Un premier roman qui est un chef d’oeuvre.”

À propos d’Eeneh Quarter, l’autrice

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Née en 1964, Eneeh a grandi dans une famille de témoins de Jéhovah.

Elle est la deuxième enfant d’une famille de quatre. Alors qu’elle avait atteint sa troisième année, ses parents, qui vivaient alors dans une petite commune de montagne, reçurent la visite d’un couple de témoins de Jéhovah et, séduits par le message promettant un proche avenir meilleur, se convertirent au mouvement. Elle a donc passé la majeure partie de sa vie à l’intérieur du groupe et en connaît pleinement les rouages.

Bien qu’ayant pris de la distance avec les témoins de Jéhovah, il y a plusieurs années, elle ne renie néanmoins pas son parcours. La dureté de l’éducation reçue, particulièrement de la part de son père, l’a rendue forte et désireuse d’affronter les aléas de la vie, qu’elle prend avec philosophie. Paradoxalement, cela a aussi induit une difficulté à s’estimer, ayant toujours la crainte de faire le mauvais choix ou d’échouer, hésitant à se mettre en avant.

Grande amatrice de livres – la bibliothèque familiale était abondamment fourni en auteurs classiques et il ne lui manquait pas la littérature enfantine que son père, représentant en édition, lui fournissait régulièrement – elle prit très tôt le goût de la lecture ainsi que de l’écriture. Elle écrivit son premier poème à l’âge de neuf ans et il fut mis en évidence dans la classe qu’elle fréquentait à l’époque.

Son rêve était d’écrire un livre, mais, devant s’investir très tôt dans les activités professionnelles et familiales – et religieuses, dans lesquelles elle s’impliqua intensément – ce désir se retrouva relégué au fond de ses préoccupations.

Atteint la cinquantaine, mariée et mère de deux enfants (un garçon et une fille), déçus par la direction que prenait l’organisation à laquelle ils avaient consacré leur vie, son mari et elle entreprirent un examen du mouvement des témoins de Jéhovah, groupement dans lequel ils se reconnaissaient de moins en moins. Des doutes commencèrent à germer, surtout quand ils mettaient en rapport les enseignements qui leur étaient donnés et l’étude personnelle de la Bible à laquelle ils s’adonnèrent.

C’est à cette même période que débutèrent, en Australie, les sessions de l’ARC, la Commission royale sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels sur enfants, mise en place par le gouvernement.

Elle faisait suite à des dénonciations de déplacements d’auteurs d’abus sur mineurs pendant de nombreuses années, dans plusieurs groupements, comme l’Église Catholique, les Scouts, des écoles, etc. sans que rien ne fût entrepris pour stopper le phénomène, cherchant, au contraire, à l’enterrer. Les représentants locaux des témoins de Jéhovah furent entendus, ainsi qu’un des haut-responsables du siège américain.

C’est cet épisode dramatique qui lui a donné envie d’écrire “Souviens-toi… Sydney”.

Eeneh précise :

Je suis agréablement surprise de l’accueil fait à ce livre. La première édition, lancée en mars dernier au plus fort de la crise du covid-19, s’est écoulée en un mois à peine et a reçu d’excellentes critiques de la part du public. Aujourd’hui, nous avons donc décidé d’augmenter sa diffusion pour qu’un maximum de personnes, témoins de Jéhovah ou non, puissent comprendre le fonctionnement de cette organisation et sa main-mise sur ses membres.

Informations Pratiques

“Souviens-toi… Sydney” d’Eeneh Quarter

  • Editions Harpitanja
  • 440 pages
  • Prix : 18 €

Pour en savoir plus

Commander le livre : https://harpitanja.eu/souviens-toi/reservation.php

Site web : https://harpitanja.eu/souviens-toi/

YouTube : https://www.youtube.com/channel/UChgHoHNuNdoiFmRqywCQIBg

Facebook : https://www.facebook.com/Souviens-toi-Sydney-110352800502339

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