Laurenzaccio : un seul-en-scène tragique et clownesque, une création originale du Bateau Ivre

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Après plus de deux années de travail autour de l’écriture, de l’art clownesque, de la mise en scène et finalement de la création du spectacle en lui-même, la compagnie professionnelle de théâtre Le Bateau Ivre présentera les 24 et 25 mars 2017, à 20 heures 30, au Théâtre de Chaoué Port Belle Eau à Allonnes (72), les deux premières représentations de Laurenzaccio.

À partir des œuvres Une conspiration en 1537 de George Sand et Lorenzaccio d’Alfred de Musset, Mario Gonzalez et Philippe Pillavoine signent un Laurenzaccio inédit, une mise en scène inattendue, une incroyable performance de comédien… en un mot, une création théâtrale originale à ne manquer sous aucun prétexte !

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Laurenzaccio, du Bateau Ivre… quand le théâtre s’empare de l’histoire et réhabilite Lorenzo de Médicis

Compagnie professionnelle de théâtre implantée et subventionnée par la Ville de Melun (77), Le Bateau Ivre produit depuis plus de vingt ans, des spectacles, évènements culturels, stages et conférences.

Explorant avec passion et exigence les différents arts scéniques au gré de ses créations, la compagnie du Bateau Ivre apprend le mime auprès du maître en la matière, le Mime Marceau et la Commedia dell’Arte auprès de Mario Gonzalez, Chevalier des Arts et des Lettres et professeur au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris pendant 35 ans. C’est d’ailleurs en 2012, alors que le Bateau Ivre filme Mario Gonzalez pour le site SilenceCommunity.com (site dédié à l’art du Mime que « Le Bateau Ivre » soutient) que ce dernier propose au comédien Philippe Pillavoine de monter un spectacle théâtral…

Ce sera Laurenzaccio, une adaptation des œuvres Lorenzaccio d’Alfred de Musset et Une conspiration en 1537 de George Sand…

Mais pour cette création, Mario Gonzalez, qui a travaillé pendant 9 ans au Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine dans les années 70, joué dans leurs plus grands succès, donné la réplique à Daniel Auteuil dans la Cour du Palais des Papes à Avignon, tourné dans plus de 15 films et téléfilms, notamment aux côtés d’Yves Montand ou Sami Frey, et encore, mis en scène plus de 100 spectacles, a une inspiration forte, une idée originale : marier la tragédie et le clown pour présenter une œuvre théâtrale qui, inspirée de faits historiques, réhabilitera Lorenzo de Médicis.

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Laurenzaccio…. Un Lorenzaccio comme on ne l’a jamais vu !

C’est sûr, les futurs spectateurs n’ont jamais vu…

  1. un Lorenzo de Médicis joué et raconté par un clown.
  2. Lorenzo, l’homme de valeur qui se cache derrière celui que le peuple appelait méchamment Lorenzaccio.
  3. un assassinat guidé par un tel mobile.
  4. un Alexandre de Médicis joué autrement que comme un rustre dépravé. Ici, noble, intelligent, séducteur, mais tellement « déconnecté » des personnes qu’il administre qu’il en devient tyrannique.
  5. un Philippe Strozzi (puissant banquier florentin, républicain, patriote et en résistance contre le pouvoir en place) aussi âgé, pourtant si vif voire énergique, brasser autant d’air et devant lutter sempiternellement contre les écueils qui jalonnent sa vie.
  6. un texte si tragique, cruel et pessimiste servi par l’art clownesque.

Au moins 6 bonnes raisons de découvrir le Laurenzaccio du Bateau Ivre !… Et de se souvenir du Duc Alexandre de Médicis, tué le 6 janvier 1536, à l’âge de 26 ans, le six du mois, à six heures du matin, qu’il avait six blessures et avait régné six ans…

À partir des œuvres de George Sand, d’Alfred de Musset et des textes écrits par Mario Gonzalez et Philippe Pillavoine, Laurenzaccio raconte en effet l’assassinat d’Alexandre de Médicis, Duc de Florence, en Italie, par son cousin Lorenzo de Médicis (dit Lorenzino ou Lorenzaccio).

 

L’Histoire

Étudiant brillant, amoureux des arts et des sciences, Lorenzo passe son adolescence à Rome et devient le mignon du Pape Clément VII. Mais, un jour de colère, il mutile et décapite huit statues de l’arc de Constantin et pour cela, il est banni de Rome. Trouvant refuge à Florence, au palais de son cousin Alexandre de Médicis, il commence, sans un sou en poche, à jouer un double jeu qui le conduira à sa propre perte. Lorenzo le dépravé, Lorenzo le chien, Lorenzaccio le modèle titré de la débauche florentine… et Lorenzo, le confident et entremetteur d’Alexandre. Le vice qui était pour lui un vêtement, finit par lui coller à la peau. Alexandre, lassé des courtisanes, lui demande des femmes difficiles à obtenir : des nonnes, des nobles, des femmes mariées… et de très jeunes filles, dont la petite sœur de Lorenzo. Ce dernier a enfin le mobile de son futur assassinat.

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Mario Gonzalez confie,

Dans notre histoire, nous appelons Lorenzo, Laurenzaccio, tel que le nommait Alfred de Musset dans ses trois premiers plans. Nous avons souhaité revenir à la genèse du personnage. « Lauren » rappelle le prénom Laurent, ce sont aussi les lauriers. Une couronne de lauriers, car ne l’oublions pas, Lorenzo est un noble de sang (Soderini de par sa mère et Médicis par son père)… sans le sou, mais noble florentin tout de même ! Et « zaccio » pour l’humiliation, la moquerie, qu’il subit sans répondre pour se faire accepter et être au plus près du Duc. Lorenzo est seul et aime être seul. La société ne supporte pas les électrons solitaires et leur fait payer leur liberté. Lorenzo le leur rendra au centuple.

Un héros lumineux, une tragédie racontée par un clown…

Alors que tous les metteurs en scène précédents définissent Lorenzo comme un anti-héros, Mario Gonzalez le voit comme un héros lumineux et patriotique, loin du cliché sombre et tourmenté imposé par l’époque romantique.

Signant la mise en scène, la conception du décor, du maquillage et du costume, Mario Gonzalez a d’ailleurs imaginé pour ce dernier un surprenant habit… mais chut ! Un seul indice… Il sera rouge pour représenter à la fois l’amour, la colère, le sang, le don et les martyrs ; il sera pailleté pour étinceler et refléter la lumière ; il sera beau pour mettre à son avantage le clown Laurent qui devra raconter une histoire si horrible et si cruelle…

Car là est l’autre audace de Laurenzaccio du Bateau Ivre… Pour réhabiliter le personnage de Lorenzo de Médicis et lui restituer toute sa splendeur, Mario Gonzalez et Philippe Pillavoine ont décidé d’unir, pour le meilleur de leur art, la tragédie et le clown.

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Or, les clowns de Mario Gonzalez sont particuliers : ils n’aiment pas que l’on rigole d’eux. Loin du cabotinage, ils font, agissent, parlent sérieusement, essayant de ne pas faire d’erreur. Mais comme ils sont les plus vrais possible, ils sont humains et font des erreurs malgré eux…

Comédien de talent, Philippe Pillavoine incarnera, seul en scène, Laurenzaccio. Dans une interprétation aussi tragique que clownesque, il jouera pendant plus d’une heure, pas moins de 15 personnages.

Philippe Pillavoine souligne,

Une heure dix très précisément car il y aura une cloche de départ et une cloche de fin. Entre ces deux sonneries aura lieu la vie, le théâtre. Il faut que le clown Laurent ait le temps de nous raconter la mort du Duc. Seule l’improvisation et le jeu inéluctable avec le public peut le retarder dans sa narration. Mais si malencontreusement, le clown Laurent ayant été ralenti dans son récit, le Duc ne meurt pas – or, nous le savons « Il est bien que les tyrans soient tués », ainsi que l’écrivait Lorenzino de Médicis – que les spectateurs ne soient pas chagrinés. Il faut relativiser et se dire que « Laurenzaccio » est comme la vie. Notre temps est compté… Alors profitons de ce temps imparti pour faire le meilleur ! 

Informations pratiques

Deux premières représentations, les 24 et 25 mars 2017 à 20h30

Théâtre de Chaoué Port Belle Eau
11 rue du Moulin de Chaoué – 72700 Allonnes

Tout-public, à partir de 16 ans.

Entrée gratuite, sortie payante à la discrétion de chacun.

Réservations au 02 43 80 40 08 ou par courriel : theatre.lenfumeraie@wanadoo.fr

Bon à savoir

Produite par la compagnie Le Bateau Ivre, la création Laurenzaccio est soutenue par la compagnie de l’Enfumeraie d’Allonnes (72), les Bains Douches de Périgueux (24), la Ville de Melun (77), Jean-Pierre Villaret, ainsi que les nombreux contributeurs Ulule et Kwendoo, parmi lesquels Francis Perin, Christian Broussard, Denis Cocquet, Jean-Baptiste Plaetevoet, Rafael Bianciotto, Jean-Christophe Hadamar, Tonga Néna et Brigitte Richard.

À propos du Bateau Ivre

En 1993, deux jeunes étudiants : Fabienne Lormeau et Philippe Pillavoine créent l’association loi 1901 « Le Bateau Ivre ». Le but est de sensibiliser le public à la notion des droits et devoirs de l’Homme à travers des actions civiques et artistiques. Présenter uniquement des manifestations artistiques n’était pour eux pas suffisant. Ils avaient envie d’apporter également un discours et des actions citoyennes. Sont proposés rapidement des stages artistiques avec des enfants qui intègrent des manifestations culturelles organisées par l’association.

En 1996, Le Bateau Ivre devient compagnie théâtrale professionnelle, subventionnée par la ville de Melun (77). Les manifestations culturelles et artistiques de la compagnie laissent la place à des spectacles de théâtre qui ont toujours un message social à véhiculer. Des débats et l’édition d’un journal accompagnent les représentations.

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Après huit saisons artistiques à l’Espace Saint-Jean de Melun (77), le Bateau Ivre largue les amarres pour voguer durant 10 années en tournée, dans de multiples régions de France, mais également en Suisse, en Suède et au Maroc. De retour au port en 2013, la compagnie offre à nouveau au public de Melun et de son agglomération des saisons artistiques, des stages de mime, des conférences-débats et des lectures publiques.

Du théâtre avec « La Crosse en l’Air » de Jacques Prévert, « Le Roman d’un Acteur » de Philippe Caubère, « Strip-Tease » et « Les Souffleurs » de Dino Buzzati, au mime avec « Duo Choc de Mime », « Le Pays de Mère Nature », « Solomima », « La vie qui coule » et Mr Alone dans « Marche dans les nuages » en passant par la Commedia dell’Arte pour Jeune Public avec « L’île du trésor oublié », la compagnie cultive le goût de l’exploration pour le plus grand plaisir de son public.

Alors que Le Bateau Ivre fêtera le 10 mars 2017 ses 24 ans d’existence, la compagnie compte 13 spectacles à son actif, de nombreux stages artistiques, 10 lectures publiques, 6 débats radiophoniques, 3 prestations de Théâtre-Forum, 2 tournages (pour Jean-Michel Jarre et pour Siemens) et quelque 169 prestations événementielles.

Pour en savoir plus

Site web : http://www.artistoides-associes.org/lebateauivre.info/laurenzaccio.com

Contact presse

Antonin Gautreau

Mail : contact@laurenzaccio.com

Tél. 01 60 59 24 11

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