Piles jetées, ressources ignorées : RegenBox révèle la RegenBoard, un outil pour réhabiliter l’énergie invisible du quotidien

Il suffit d’un geste, presque machinal : ouvrir un tiroir, retirer une pile d’un objet devenu inerte, puis la déposer dans un bac de collecte. Ce geste, répété des milliards de fois chaque année à travers le monde, semble aller de soi. Il s’inscrit dans une logique de tri, de propreté, parfois même d’engagement environnemental. Et pourtant, il repose sur une approximation majeure : celle de considérer qu’une pile est nécessairement vide lorsqu’elle cesse de fonctionner.

La réalité est plus nuancée.

Jusqu’à 60 % des piles alcalines jetées contiennent encore de l’énergie exploitable. Une donnée qui, à l’échelle mondiale, transforme un réflexe anodin en un phénomène de gaspillage massif.

À l’heure où les tensions géopolitiques autour des matières premières s’intensifient et où la question de la souveraineté industrielle s’impose dans le débat public, cette destruction prématurée apparaît comme un angle mort.

C’est précisément cet angle mort que la startup française RegenBox entend mettre en lumière avec la RegenBoard, présentée au salon ChangeNOW.

Un dispositif qui ne promet pas de révolution spectaculaire, mais propose une inflexion concrète : ralentir le moment où l’objet devient déchet.

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Derrière le geste banal, une perte systémique : comprendre l’angle mort des piles alcalines

La pile alcaline fait partie de ces objets discrets dont la complexité disparaît derrière l’usage. Elle alimente des dizaines d’appareils du quotidien, sans jamais vraiment exister aux yeux de l’utilisateur. Pourtant, sa fabrication mobilise des transport, de l’énergie, de l’eau ( 5 litres par pile ) et des ressources minières bien réelles : manganèse, zinc, graphite, acier. Des matériaux dont l’approvisionnement est aujourd’hui soumis à des tensions croissantes.

Dans ce contexte, la fin de vie des piles interroge. En France, plus d’un milliard de piles sont consommées chaque année. Mais parmi celles qui sont jetées, une proportion significative pourrait encore être utilisée. Certaines sont quasiment neuves, d’autres conservent un potentiel suffisant pour une seconde vie.

Ce décalage tient en grande partie à une méconnaissance : une pile n’est pas nécessairement inutilisable lorsqu’un appareil cesse de fonctionner. Elle peut simplement ne plus être adaptée à un usage exigeant, tout en restant fonctionnelle pour d’autres applications.

Comme le souligne Cédric Carles, fondateur de RegenBox : « On parle beaucoup du lithium, mais on oublie que les piles du quotidien représentent aussi un enjeu stratégique. Jeter une pile encore fonctionnelle, c’est comme jeter une ressource déjà extraite, transportée et transformée. Le manganèse fait parti de la liste des 20 matières critiques de l’UE (1)».

(1) source : https://www.consilium.europa.eu/fr/infographics/critical-raw-materials/

RegenBoard : matérialiser l’invisible, ralentir l’obsolescence du quotidien

Avec la RegenBoard, RegenBox ne cherche pas à modifier radicalement les usages, mais à introduire un point de bascule : celui du doute face à un geste automatique.

Le dispositif s’inscrit dans la continuité des solutions déjà développées par la startup (RegenBox pour les particuliers, RegenStation pour les entreprises et collectivités) en proposant un format intermédiaire, pensé pour les espaces partagés.

Un objet pensé pour s’intégrer dans les usages existants

Compacte et accessible, la RegenBoard peut être installée :

  • Sur un bureau ;
  • En comptoir ;
  • A proximité d’un point de collecte ;
  • En version murale (sur commande).

Sa présence dans ces espaces stratégiques n’est pas anodine : elle s’inscrit précisément là où le geste de jeter s’opère. Elle transforme un geste invisible en action visible, collective et mesurable. Contrairement à beaucoup de solutions RSE où il faut attendre pour voir ; là, dès la première pile l’impact est affiché grâce à son compteur de piles testées et sauvées ! ( Pour rappel, 1 pile c’est 140gr de co2 et 5 litres d’eau )

Une double fonction : diagnostiquer et prolonger

La RegenBoard permet :

  • De diagnostiquer instantanément les piles usagées ;
  • De régénérer jusqu’à 8 piles simultanément ;
  • D’éviter le gaspillage de piles encore fonctionnelles.

Ce fonctionnement repose sur une idée simple : avant de jeter, vérifier.

Ce déplacement minime dans la chaîne de décision (insérer un test avant l’abandon) suffit à reconfigurer l’ensemble du cycle d’usage.

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Du recyclage tardif au réemploi immédiat : une inversion des priorités

La gestion des piles usagées s’est historiquement construite autour du recyclage. Une solution nécessaire, mais qui intervient après la perte de la fonction initiale de l’objet.

La proposition de RegenBox consiste à intervenir plus tôt, avant que cette valeur d’usage ne soit abandonnée. Tester, réutiliser, puis recycler en dernier recours : cette séquence inverse les priorités habituelles.

Ce déplacement, en apparence minime, produit des effets concrets. Il permet de réduire la quantité de déchets, de limiter l’extraction de nouvelles matières premières et de diminuer l’énergie nécessaire à la fabrication de nouvelles piles.

Il introduit également une dimension économique. En France, une pile alcaline coûte en moyenne 60 centimes d’euros. Multiplié par le nombre de piles utilisées dans une organisation, ce coût devient significatif. Prolonger leur durée de vie permet ainsi de réduire les dépenses tout en diminuant l’impact environnemental.

Du bureau à la collectivité : faire du réemploi un réflexe partagé

La RegenBoard s’adresse à des structures variées : entreprises, bureaux, agences, collectivités, établissements scolaires, commerces et lieux recevant du public. Elle s’inscrit dans des espaces où les usages sont collectifs, et où les pratiques peuvent évoluer plus rapidement.

Son intérêt dépasse la seule dimension technique. En rendant visible l’état des piles, elle transforme un geste individuel en expérience partagée. Dans un bureau, elle peut devenir un point de discussion. Dans un établissement scolaire, un support pédagogique. Dans un commerce, un signal adressé aux usagers.

Le test et la régénération des piles deviennent alors des gestes concrets, compréhensibles, reproductibles. Une manière simple de sensibiliser à des enjeux plus larges, sans passer par un discours abstrait.

Les résultats déjà observés témoignent de cet impact. En 2025, le parc RegenBox a permis de sauver 100 000 piles, représentant une économie de 14,5 tonnes de CO₂ et de 500 000 litres d’eau. L’objectif est désormais d’atteindre un demi million de piles sauvées d’ici fin 2026, “et 2027 ? on vise sans exagérer LE million de piles sauvées !” s’exclame Cédric Carles.

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Une innovation française présentée au cœur des débats sur la transition

Fabriquée en France et éco-conçue, la RegenBoard s’inscrit dans une logique de relocalisation et de maîtrise technologique. Elle sera présentée en avant-première lors du salon ChangeNOW, au Grand Palais à Paris, du 30 mars au 1er avril 2026 dans la zone thématique “Energie” x “Economie circulaire”.

Des démonstrations en direct permettront d’observer concrètement le fonctionnement du dispositif, et de comprendre les enjeux qu’il soulève.

Une démarche née d’un doute : et si les piles n’étaient pas vraiment mortes ?

À l’origine du projet, une question simple, presque naïve : « Et si les piles qu’on jette n’étaient pas vraiment mortes ? »

Cédric Carles, designer franco-suisse né en 1976, construit depuis plusieurs années une réflexion autour de l’énergie, de ses usages et de ses représentations. Formé en design en France, puis aux énergies renouvelables et à l’éco-conception à Lausanne en Suisse, il développe une approche qui croise innovation, pédagogie et sobriété.

Ses projets précédents au sein de l’Atelier21, du Solar Sound System à la plateforme Paléo-Énergétique, explorent déjà cette idée d’un rapport différent à l’énergie, plus conscient, plus collectif.

Avec RegenBox, il prolonge cette démarche en s’attaquant à un objet banal, mais omniprésent. L’enjeu n’est pas seulement technique. Il s’agit aussi de modifier les perceptions, de faire émerger une attention nouvelle à ce qui, jusque-là, échappait au regard.

Réintroduire de la conscience dans les gestes les plus simples

La RegenBoard ne cherche pas à transformer radicalement les usages. Elle agit à un niveau plus discret, presque imperceptible : celui du moment où l’on hésite, où l’on vérifie, où l’on choisit de ne pas jeter immédiatement.

En cela, elle propose moins une innovation spectaculaire qu’un déplacement culturel. Elle invite à considérer les objets du quotidien non plus comme des consommables, mais comme des ressources dont la valeur peut être prolongée.

Un changement de perspective qui, appliqué à grande échelle, pourrait modifier en profondeur la manière dont les sources sont utilisées.

À propos de RegenBox

RegenBox développe des solutions permettant de diagnostiquer et régénérer les piles alcalines dites « non rechargeables », afin de prolonger leur durée de vie et réduire leur impact environnemental.

L’entreprise s’inscrit dans une démarche de réemploi des ressources du quotidien, à la croisée de l’innovation low-tech, de l’éco-conception et de la pérénité programmée, de l’économie de la fonctionnalité et de l’économie circulaire.

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En savoir plus

Site web : https://regenbox.org/

Facebook : https://www.facebook.com/regenbox/

LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/regenbox/

Instagram : https://www.instagram.com/regenbox_/

Images Press kit

https://drive.google.com/drive/folders/RegenBoard

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