Deux entreprises peuvent afficher des performances économiques comparables et pourtant faire l’objet d’écarts de valorisation considérables lors d’une cession, d’une levée de fonds ou d’une opération de restructuration. Cette dissymétrie n’est plus marginale. Elle traduit une mutation profonde des critères d’évaluation, où la valeur se déplace progressivement des actifs visibles vers des ressources longtemps reléguées hors bilan. Marques réellement exploitées, logiciels propriétaires, bases de données qualifiées, savoir-faire documentés, algorithmes ou secrets d’affaires constituent désormais le socle déterminant de la création de valeur, en conditionnant la capacité d’une entreprise à générer des flux futurs et à sécuriser son avantage concurrentiel.
Cette montée en puissance de l’immatériel a profondément transformé le travail des analystes financiers, des juristes et des dirigeants, contraints de croiser finance, droit, technologie et usages de marché pour objectiver des actifs par nature invisibles.
C’est dans ce cadre que s’inscrit l’actualité de Finantis Value.
En ce début d’année, le cabinet s’agrandit en étoffant son équipe, tandis que sa dirigeante, Sylvie Gamet, CEO et seule femme certifiée CVA en France, voit sa certification internationale renouvelée pour trois ans.
Cette étape marque aussi l’occasion de dresser un bilan des études de valorisation menées depuis la création de Finantis Value en 2017 : plus de 750 millions d’euros d’actifs immatériels valorisés, dans plus de quinze secteurs d’activité, au cœur des enjeux contemporains de la valorisation financière.

Quand la valeur ne se voit plus : la bascule silencieuse vers l’immatériel
La comptabilité classique repose sur des actifs tangibles, historiquement au cœur de la valeur des entreprises. Or, cette grille de lecture ne permet plus d’expliquer les écarts observés lors des transactions contemporaines. Les actifs visibles ne suffisent plus à justifier les multiples appliqués.
Aujourd’hui, la création de valeur repose sur la capacité d’une organisation à générer des flux économiques futurs à partir d’actifs :
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Juridiquement sécurisés ;
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Economiquement exploitables ;
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Et suffisamment différenciants pour soutenir un avantage concurrentiel durable.
La valorisation des actifs immatériels répond précisément à cette logique. Elle permet de traduire financièrement des ressources souvent absentes du bilan, tout en respectant des méthodologies normées et reconnues à l’international.
C’est sur ce champ spécifique qu’intervient Finantis Value, en réalisant des études complètes intégrant :
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L’analyse juridique des droits et titres de propriété ;
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L’évaluation technique ou technologique des actifs ;
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L’étude des usages et du positionnement marché ;
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et la modélisation financière des flux générés.
Depuis 2017, cette approche a conduit à la valorisation de plus de 750 millions d’euros d’actifs immatériels, dans plus de 15 secteurs d’activité, traduisant la transversalité de ces enjeux.
La marque n’est pas un nom : elle est un actif sous conditions
Une marque ne vaut pas par son dépôt, mais par son usage. Cette distinction est centrale dans les études de valorisation menées par Finantis Value.
Dans le secteur agroalimentaire, un portefeuille de marques de pommes biologiques, bénéficiant d’une exploitation commerciale active et d’une protection internationale, a été valorisé à 2,99 millions d’euros. À l’inverse, le portefeuille d’une autre société, composé de marques non exploitées et sans perspective immédiate, ne représentait qu’une valeur résiduelle de 2 931 euros.
Ces écarts illustrent une réalité simple : la valeur d’une marque dépend de sa capacité à générer des revenus identifiables et durables.
Dans certains secteurs, l’histoire et le patrimoine jouent un rôle structurant. Dans l’artisanat de luxe, un savoir-faire en tissage à la main remontant au XVe siècle soutient une valorisation de groupe comprise entre 6,69 et 9,03 millions d’euros. La marque devient alors le vecteur d’une rareté temporelle et culturelle, à condition que cette histoire soit activée économiquement.
Cette exigence de réalisme demeure centrale.
Comme le rappellent les analyses de Finantis Value : « La valorisation d’une marque n’apparaît pas recevable au regard des faits et réalisations connus si elle est déconnectée de son exploitation réelle. Une estimation de plus de 2 M€ peut ainsi être rejetée par les experts si elle ne repose pas sur une substance économique vérifiable. »
Quand l’algorithme prend le pouvoir : la valeur migre du matériel vers le logiciel
Dans les secteurs technologiques et industriels, la valeur se déplace progressivement du matériel vers le logiciel. Là où les actifs physiques imposent des coûts proportionnels à la production, l’immatériel permet une montée en charge sans augmentation équivalente des coûts.
Un système de cobotique capable de mémoriser et de reproduire des combinaisons complexes de tâches a ainsi été valorisé à 13,3 millions d’euros. La valeur ne réside pas dans la machine elle-même, mais dans l’intelligence logicielle qui la pilote.
Dans les industries de la mesure et de la détection, notamment dans l’aérospatial, les analyses de contribution montrent que :
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La licence logicielle peut représenter 43 % à 50 % de la valeur générée par le produit final ;
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Le hardware devenant un support ;
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L’algorithme concentrant l’essentiel du potentiel économique.
Ces évaluations reposent sur des méthodes rigoureuses, conformes aux standards internationaux, mobilisées par des experts certifiés.
Impact social et inclusion : des catalyseurs de valeur, pas des garanties
Les critères d’investissement évoluent. La capacité d’une entreprise à répondre à des enjeux sociétaux est de plus en plus intégrée dans les décisions de valorisation, à condition que ces réponses s’inscrivent dans un modèle économique crédible.
Certaines technologies portables dédiées à la sécurité individuelle atteignent ainsi des valorisations comprises entre 60,8 et 80 millions de dollars. Une start-up américaine ayant développé un appareil destiné aux cheveux texturés est valorisée entre 14,47 et 17 millions de dollars.
À l’inverse, des projets ciblant des niches plus étroites, comme la mode adaptée aux femmes en situation de handicap, se situent dans des fourchettes comprises entre 846 000 et 1 million de dollars.
Ces écarts soulignent un enseignement central :
l’impact social agit comme un multiplicateur de valeur, mais la valorisation finale reste conditionnée par :
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La taille du marché adressable ;
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La profondeur technologique de la solution ;
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La capacité à générer des surprofits mesurables.
Données, savoir-faire et processus : le capital discret des entreprises performantes
Dans certains secteurs, la valeur repose sur l’accumulation et la qualité des données. Dans le domaine biopharmaceutique, une base de données issue d’études cliniques multicentriques a ainsi été estimée à une valeur d’entrée en négociation maximale de 9,2 millions d’euros.
La donnée brute, lorsqu’elle est qualifiée, documentée et juridiquement sécurisée, devient un actif stratégique de premier plan.
Le savoir-faire documenté possède également une valeur propre lorsqu’il est modélisé pour être reproductible.
À titre d’exemple :
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Dans la cybersécurité et la filière bancaire, un savoir-faire avancé a été valorisé entre 184 000 et 219 000 euros ;
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Dans le domaine de la formation, un processus de diagnostic structuré et original a été estimé à 155 700 euros.
Transformer une expertise humaine en processus auditable constitue un facteur clé de pérennité de la valeur.
Vers une nouvelle grammaire de la valeur
La valorisation d’une entreprise moderne repose sur une articulation fine entre analyse prospective, rigueur financière et protection juridique. Marque exploitée, logiciel propriétaire, base de données qualifiée ou savoir-faire documenté : l’enjeu est désormais de transformer l’immatériel en actif financier reconnu.
Une question demeure pour chaque décideur : quelle est la valeur encore invisible de votre organisation, celle qui ne figure pas au bilan mais structure durablement sa trajectoire ?
Finantis Value 2026 : expertise certifiée, structuration et ambition
Créée en avril 2017 à partir de l’alliance de l’ingénierie financière du groupe Finantis et de la valorisation de l’innovation portée par Nowall Innovation, Finantis Value s’est spécialisée dans la valorisation financière des entreprises et de leurs actifs immatériels.
En ce début d’année, Finantis Value s’agrandit en étoffant son équipe. Sylvie Gamet, CEO, seule femme certifiée CVA en France, a vu sa certification renouvelée pour trois ans, confirmant une reconnaissance internationale rare dans ce domaine.
Depuis 2018, Finantis Value a mis en ligne la plateforme IP’Nuts, permettant d’obtenir une première estimation pertinente d’actifs immatériels, tout en conservant une indépendance totale vis-à-vis des cabinets de propriété intellectuelle.
En septembre 2025, Finantis Value conserve la même équipe de cinq associés, son ADN et ses valeurs, et devient une entité indépendante du groupe Finantis, qui rejoint le groupe Archipel. Cette évolution marque la volonté de renforcer une identité propre, une agilité accrue et une conviction inchangée.
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Site web : https://finantisvalue.com



