Spiritualité & écologie : “Chamanisme, animisme” de Jean-Yves Bourré, un livre passionnant qui explique comment retourner aux sources du chamanisme

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Partir systématiquement du point de vue de l’homme ou partir de celui de la Terre Mère et des Esprits du vivant ? Finalement, n’est-ce pas tout l’enjeu auquel notre monde est confronté aujourd’hui ?

Après avoir reçu l’appel des Esprits et être devenu un « rêveur de Tonnerre » en 1981, puis plus tard en Sibérie avoir été accepté comme chaman par le maître de la Taïga, le Grand Cerf, ou encore avoir rejoint dans les Andes la communauté des « maestros » de la Plante enseignante « Huachuma » le cactus San Pedro, Jean-Yves Bourré souhaite aujourd’hui partager non seulement ses expériences vécues au cours de ses 40 années de pratiques et de voyages chamaniques, mais aussi ses doutes et ses craintes concernant le devenir du chamanisme en Occident.

Car si la science, la technologie et l’économie ont profondément changé le mode de vie et le mode de pensée de l’humanité du 21ème siècle, le chamanisme n’a pas échappé à ce mouvement.

Pour l’auteur, le chamanisme n’est pas là pour accompagner le changement culturel et domestique de l’humanité, mais bien au contraire, pour porter une autre vision du monde.

“Chamanisme, animisme – Comment retourner aux sources du chamanisme ?” est un ouvrage très particulier, au carrefour de l’essai, du livre pratique et du témoignage. Il offre aux lecteurs une proposition pour retrouver l’âme du chamanisme. Mettre fin à un glissement inéluctable qui place l’Homme au centre du jeu de la vie alors qu’il n’en est qu’un des représentants.

Car il est possible d’arriver à l’Homme sans partir systématiquement de l’homme. Simplement parce que c’est la Terre mère qui lui a offert la vie.

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Une approche à contre-courant des discours dominants

Jean-Yves Bourré revient à l’essence même du chamanisme, au chamanisme authentique. Il n’y a donc aucun lien avec le “new age” spirituel… ce qu’il propose est même exactement le contraire !

Si ses propositions s’incluent parfaitement dans le quotidien, elles ne sont jamais teintées de développement personnel. Or actuellement en Occident, les deux sont trop souvent mêlés, le développement personnel ayant même tendance à absorber le chamanisme.

Il ne s’agit pas d’opposer ces deux démarches, mais simplement d’observer qu’elles partent de deux positions diamétralement opposées :

Le développement personnel travaille d’abord l’”estime de soi”, pour modifier nos croyances limitantes et adoucir nos différentes blessures psychologiques. A partir de là, il est possible de développer la “confiance en soi”, source de sentiment de sécurité et de foi en l’avenir. Enfin, il arrive à l’”affirmation de soi” : chacun prend pleinement sa place, en communicant clairement ses opinions et intentions, tout en osant dire non lorsque cela s’avère nécessaire.

A contrario, le chamanisme part de l’affirmation de soi : nous prenons tout de suite notre place dans la grande toile de la vie en nous tournant vers notre Origine. Parce que, quoi qu’il ait pu nous arriver et qui que nous soyons, nous sommes nés du Rêve de l’Esprit et nous en avons donc toute la légitimité.

Jean-Yves souligne :

Comment suivre les traces de l’Esprit, comment voir les empreintes de l’Origine en étant continuellement tourmenté et poursuivi par son histoire personnelle ? C’est extrêmement difficile sinon impossible. Le chamanisme propose donc une démarche aux antipodes du développement personnel.

Pour avancer sur ce cheminement, chacun va donc parler et faire des offrandes à notre Mère la Terre, à notre Père Ciel, à nos frères et sœurs les Étoiles, à nos Ancêtres, à l’Esprit du lieu de notre naissance… Peu importe de se sentir maladroit au début.

Lac Baikal

Lac Baikal

Un développement de l’intime avec le vivant

En célébrant la vie tous les jours, la défense de la planète vient aussi spontanément. Il n’y a plus besoin de chercher à s’enraciner dans la Terre Mère, nous découvrons que nous sommes “elle”.  Le regard sur le monde que nous portons sur le monde se transforme, et ce changement modifie la perception que nous avons de notre histoire personnelle et de nos blessures personnelles, seule reste l’expérience.

Jean-Yves confirme :

Plus besoin d’estime de soi parce que nous sommes devenus intimes avec nous-mêmes en devenant intimes avec la vie. Nous participons du Tout. La base est devenue solide parce que nous ne nous sentons plus comme un être « éparpillé » par le grand vent de la vie et existant sans raison. Nous sommes « un » avec la Terre Mère et le Père Ciel. Toutes les pratiques chamaniques nous amènent vers cet état d’être.

S’occuper continuellement de notre histoire personnelle nous rend prisonniers. Si nous effectuons des offrandes tous les matins vers le Soleil levant en remerciant de faire partie de cette grande toile de la vie, alors chaque jour devient un nouveau départ.

Un chaman de Sibérie, tranquillement assis les jambes croisées, a d’ailleurs dit à l’auteur : “Jean-Yves, il ne faut pas chercher à se reconnecter à la Nature comme vous dites chez vous. Il faut au contraire être reconnu par la Nature. Comme le petit que l’on touche et qui porte notre odeur, l’odeur du civilisé vous coupe de votre Mère la Terre. La Terre ne vous reconnaît plus comme ses enfants. Pour pratiquer le chamanisme, il faut être reconnu par la Terre. Elle est notre mère et notre enseignante. Elle nous enseigne le respect pour que nous cohabitions avec toutes les autres formes de vie. “

Extraits choisis

Montagne de l'Ours en Tuva (Sibérie)

Montagne de l’Ours en Tuva (Sibérie)

Comment je suis devenu un « rêveur de Tonnerre »

“Mais le début de l’année de mes vingt-trois ans fut particulier. Une nuit de mars 1981, j’étais paisiblement endormi, et, comme chaque nuit, je partis voyager. Cette fois, mon rêve me mena vers la vallée de la Gordolasque, située au-dessus du village de Belvédère, dans l’arrière-pays niçois. Cette vallée fut le lieu du tournage de la série Belle et Sébastien. J’aime tout particulièrement cet endroit et je vais souvent y camper. La beauté des montagnes et la force du lieu sont pour moi un véritable nectar dont je ne me suis jamais lassé. J’étais donc une fois encore parfaitement lucide dans mon rêve. Il faisait nuit et j’étais debout dans la petite prairie juste derrière ce gros rocher qui domine le lac artificiel.

Je regardais en direction de la route qui surplombe la prairie, toujours aussi paisible dans mon rêve. Soudain, alors que je n’ai rien vu venir, et sans que je n’aie même vu le ciel se couvrir, je suis traversé par la foudre de la tête aux pieds. Une lumière aveuglante accompagnée d’une sensation d’électrocution tellement forte et intense qu’elle me tétanise. Dès que je retrouve l’usage de mes membres, toujours en rêve, je vérifie que mes pieds n’ont pas été brûlés par la décharge électrique. Je sens mes cheveux dressés sur ma tête, je suis en état de choc. Je me réveille totalement étourdi par ce qu’il vient de m’arriver.

Je touche ma tête, regarde mes pieds et les masse. Tout va bien. Près de quarante ans plus tard, j’ai encore la sensation physique de cette force incroyablement puissante qui avait alors traversé ma colonne vertébrale de haut en bas.

Le soir ou je suis devenu chaman

“Le moment est venu. Nous traversons la rivière sur un tronc d’arbre et nous nous dirigeons vers un ancien lieu de cérémonie en faisant bien attention de ne pas nous faire charger par le troupeau de vaches et de taureaux qui y ont élu domicile. Tout le groupe participe à la préparation du foyer. Puis chacun dépose de la nourriture pour le Feu. Il doit y en avoir suffisamment pour que l’Esprit ne reste pas sur sa faim.

Je commence à battre mon tambour et j’entonne un chant repris par le groupe. Je passe devant chaque personne pour la purifier puis la cérémonie commence véritablement. J’entre en transe, mon corps bouge en se balançant. Le chant monte de plus en plus fort. Le Feu dévore tout le repas et ne laisse rien, ce qui est très bon signe. Un peu avant la fin de la cérémonie, je vois et je sens des bois de cerf pousser sur ma tête. Je comprends maintenant pourquoi le cerf est venu dans mon tambour lors de sa consécration et pourquoi il m’a si souvent tourné autour sans plus m’approcher.

Nous nous agenouillons et nous nous prosternons tous sur la Terre, tandis que l’orage me fait des signes, juste en face de moi. Il est bien présent lui aussi. La chamane prend la parole et dit au groupe que nous venons d’assister à la naissance d’un nouveau chaman. Un chaman blanc, un chaman du Ciel de la lignée des forgerons.

Tiens, ça tombe bien, c’est la lignée de l’Orage et de la Foudre et je suis un homme de type Ouest, donc effectivement tourné vers le Ciel. Elle me dit alors que c’est ce qu’elle s’apprêtait à m’annoncer le matin même, mais que finalement elle avait attendu de « voir » la cérémonie.

Je contacte une autre chamane et lui raconte le rituel. Elle approuve et me dit que le cerf est le Maître de la Taïga et qu’il m’a accepté. À partir de maintenant, je dois lui faire des offrandes. Elle me confirme qu’effectivement je possède le « don » chamanique.”

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Chaman en Sibérie

Effet miroir ou parfum de la mort

“À la fin du cours une participante vient me voir. Elle me dit que s’il est venu en colère c’est parce qu’il y avait « quelque part » de la colère dans notre groupe. Je sais que court cette affirmation où tout ne serait que miroir, et si nous venons à être victimes d’une agression, c’est parce que, sans aucun doute, nous l’avons provoquée par notre état intérieur. Or, nous sommes dans un monde fait de contraires, de multiples.

Il y a rarement une cause unique ou un sens unique dans notre monde Yin Yang. Dans cette situation, il est possible de citer au moins quatre causes à ce qui vient d’arriver. Et, dans certains cas, ces raisons peuvent même se conjuguer ensemble. Alors quelles sont-elles ?

Première cause. Un groupe calme attire un homme qui ne l’est pas du tout. C’est le cas des contraires qui s’attirent comme les polarités inverses de deux aimants.

Deuxième cause. Un homme en colère vient vers nous parce que l’un des nôtres porte effectivement une colère. Les semblables se répondent, c’est l’effet miroir dont la participante vient de me parler.

Troisième cause. Une tension dans notre arbre généalogique provoque un conflit, une agression ou un accident. Plus cette tension est familialement éloignée dans notre arbre, plus elle est puissante et destructrice. Un peu à l’image d’un élastique qui plus il est tendu, plus, il aura, une fois relâché, de force en retour.

Mais il y a une quatrième cause qui a été oubliée en Occident, et que connaissent bien les chamans : chercher à se nourrir de l’odeur de la mort, car tout est appelé à mourir un jour et va à un moment ou un autre dégager ce parfum très particulier.

Tout être vivant se nourrit de vie et dégage une odeur de peur et de mort lorsqu’il meurt à son tour. Chaque fois que nous mangeons, et quoi que nous mangions, nous absorbons une partie de vie mais aussi le parfum de mort dégagé par cette existence qui a pris fin. Tout cela fait partie du mécanisme de survie de chaque espèce.

Mais ce qui est nocif, c’est que certaines personnes développent des caractéristiques très particulières et se retrouvent porteuses d’un besoin irrépressible de se nourrir de cette substance faite de peur et de mort. Et c’était justement le cas de cet homme malheureux. …”

L’enfant doit-il vivre à l’intérieur ou à l’extérieur ?

” « Après tout, qu’est Dieu ? Un enfant éternel jouant à un jeu éternel dans un éternel jardin. » Shri Aurobindo

Lorsque l’on me parle de l’enfant intérieur, j’ai toujours un large sourire qui illumine mon visage. Parce que mon enfant n’est jamais devenu un enfant intérieur, il n’a même jamais eu l’idée de rentrer. Un enfant n’est pas fait pour vivre à l’intérieur, il est fait pour courir et jouer à l’extérieur. Enfin, c’était vrai jusqu’à il y a quelques années.

Maintenant, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, c’est devant un écran qu’il passe sa vie. Mais j’appartiens à cette génération où au moment du Tour de France nous sortions les vélos, au moment de la Coupe du monde de football nous jouions au ballon jusqu’à la nuit, quand il y avait du vent nous sortions les cerfs-volants et quand il y avait des vagues nous étions à la plage. Eh bien, depuis, je n’ai pas changé. Ce que j’aime chez les Peuples premiers qui n’ont pas été trop occidentalisés, c’est leur cœur d’enfant.”

Maitre de méditation au Ladakh

Maitre de méditation au Ladakh

La bataille des graines

“Il est une guerre qui est peut-être à l’origine de toutes les guerres, c’est celle des graines. Lorsque l’idée de profit vit le jour, et que le respect et la réciprocité ne furent plus la règle naturelle, l’obsession de contrôler et de compter ce profit vit le jour. La réciprocité inversée naquit, une réciprocité où il devint normal de recevoir bien plus que ce qui était offert.

Certaines communautés prirent le chemin de la production maximale, du stockage et du profit, quel qu’en fût le coût humain et écologique. La Terre Mère ne fut plus la Terre nourricière et vivante qui pourvoit aux besoins de chacun, mais devint un objet de convoitise, un simple objet marchand……………………….”

Les graines que l’on sème dans son cœur

“Dans toutes les traditions, le cœur est considéré comme le support de l’âme. Suivre la voix du cœur, c’est suivre la voix de l’âme du monde. Nous portons notre Terre intérieure et le cœur est l’endroit où l’on sème les graines qui vont alimenter notre vie. C’est un lieu de réciprocité. Toutes nos pensées, nos attitudes et nos actions vont produire ces graines.

L’homme étant par essence multiple, une grande biodiversité de graines existe, et, comme dans toute agriculture, elles vont croître jusqu’à en porter les fruits. Certaines graines donneront des fruits fertiles, pleins de vie, tandis que d’autres graines porteront des fruits stériles, qui auront pris bien plus qu’ils ne donneront.

Le choix des graines que nous semons dans notre cœur nous appartient. Il est de notre responsabilité, à chacune et chacun d’entre nous. Le cœur étant par nature notre lien à la réciprocité, les fruits que nous y récolterons seront la nourriture que notre corps absorbera. Et encore et toujours par réciprocité, c’est de cette nourriture que notre corps alimentera notre cœur…………………………….”

A propos de Jean-Yves Bourré

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C’est vers l’âge de 9 ans que Jean-Yves Bourré découvre la spiritualité. Mais c’est en 1981, à l’âge de 23 ans et suite à une série de rêves, qu’il deviendra ce que les natifs appellent un « rêveur de Tonnerre ».

Depuis, le Rêve est devenu sa vie et il n’aura de cesse de rencontrer des « chamans » de divers horizons et d’apprendre auprès d’eux. Après l’apprentissage auprès des Natifs d’Amérique du Nord (USA et Canada), il se tourne vers les Andes puis le chamanisme de Sibérie avant de partir à la découverte des Plantes sacrées.

Depuis de nombreuses années, Jean-Yves Bourré enseigne l’approche et la vision chamanique et animiste du monde, notamment via des stages de découverte & de formation au chamanisme andin (Pérou), de Sibérie et de Mongolie.

Il organise aussi des voyages dans les pays encore chamaniques, à la rencontre des Peuples Premiers.

Un auteur passionné

Jean-Yves nourrit depuis toujours l’envie d’écrire mais, pendant longtemps, il ne parvenait pas à trouver son style. D’ailleurs, en 1982, il avait été voir une radiesthésiste à Cannes pour lui demander si un jour il écrirait un livre.

Finalement, c’est en écoutant 2 CD en boucle qu’il a enfin pu coucher sur le papier quelque chose qui lui convienne : le premier de 14h à 2h du matin, puis le lendemain le second, et ainsi de suite.

L’angoisse de ne pas y parvenir s’est progressivement estompé, il est entré dans une transe suffisamment profonde qui l’a mené vers l’écriture.

La volonté d’agir pour préserver notre Planète Bleue

Dans les années 1970, les dessinateurs de science-fiction illustraient l’an 2000 comme un monde totalement écologique, qui représentaient nos futurs habitats sous des formes géométriques faites de verre, tout cela parfaitement inclus et intégré dans un espace naturel et sauvage. Puis sont arrivées ces fabuleuses années 2000, et avec elles le mouvement « no future ». Et, là, il y eut un choc entre le futur que nous avions cru voir se profiler et la réalité qui conduisit la jeunesse de l’époque à penser qu’il n’y aurait plus de futur possible.

Comment peut-on s’imaginer être des gens adultes et sérieux et laisser notre jeunesse penser de la sorte ? Depuis, vingt ans ont passé, et ce sont tous les Peuples de la Terre qui maintenant se demandent s’il y aura un futur.

A travers le livre “Chamanisme, animisme – Comment retourner aux sources du chamanisme ?”, Jean-Yves Bourré veut éveiller les consciences :

Notre Terre Mère n’est pas un coffre-fort à piller sans vergogne. L’amour de la Force et la Force de l’Amour coexistent depuis bien longtemps. Finalement, est-ce l’amour de la Force qui va l’emporter ou est-ce la Force de l’Amour qui va réussir à faire comprendre qu’il n’y a rien à gagner ?

Pour en savoir plus

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Découvrir le livre : https://www.ethno-passion.fr/chamanisme-animisme.html

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