Slow Cosmétique : un segment du marché qui ne connaît pas la crise !

20210422093046-p1-document-qcul Depuis 2013, le label Slow Cosmétique est remis après examen rigoureux à des marques familiales de cosmétiques bio ou naturels. En mai 2021, 264  marques européennes portent le label Slow Cosmétique, soit 51 de plus qu’en mai 2020. La croissance importante du nombre de marques candidates à ce label s’explique par l’engouement du public pour une cosmétique plus transparente et honnête que jamais…

Les cosmétiques bio ne connaissent pas la crise 

La crise sanitaire a bousculé le marché de la cosmétique. Certains perdent, d’autres gagnent. L’attrait pour le maquillage a connu une forte baisse en 2020 (1). Les ventes ont chuté lourdement côté déodorants (2). Le marché global de la cosmétique, dominé par les grandes marques conventionnelles, a vu sa croissance stagner, avec des estimations de +5 à +6% pour l’année (3). Pendant ce temps, le segment de la cosmétique bio et naturelle a décollé avec une croissance à deux chiffres en 2020. En mai 2021, les marques labellisées Slow Cosmétique quant à elles déclarent (en moyenne) avoir connu une croissance de 20% de leur CA en 2020 par rapport à 2019. Et les perspectives sont bonnes : pour le segment bio et naturel, les prévisions flirtent avec +30% d’ici à 2024 (4). 20210422093046-p5-document-znxg

Le covid, un révélateur de consomm’acteurs 

La croissance forte du segment représenté par les marques labellisées Slow Cosmétique s’explique en plusieurs points ayant trait au comportement des consommateurs.

1- Engouement pour la cosmétique naturelle et écologique

Dès 2019, 89 % des Françaises déclaraient déjà partager les valeurs défendues par le mouvement Slow Cosmétique (écologie, santé, intelligence des formules, marketing raisonnable…) (5). En 2020, le confinement a été l’occasion pour les Françaises qui se maquillent régulièrement, de revoir leur consommation de cosmétiques, en privilégiant plus de produits naturels (53%) et des cosmétiques maison ou issus de producteurs locaux (34%) (6). La tendance se poursuit en 2021 avec une demande croissante des consommateurs de certifications par des labels “clean”, qui vont stimuler le marché des cosmétiques biologiques partout dans le monde (7).

2- Réorganisation des canaux

Le confinement a renforcé le succès du e-commerce au détriment du commerce physique. La fermeture des parfumeries et magasins spécialisés pendant les confinements n’a quasiment pas eu d’impact sur les marques bio ou naturelles, très peu distribuées dans ces enseignes. Le e-commerce de produits de consommation a crû de plus de 14% en 2020, et c’est sur ce canal que les marques bio, naturelles et Slow Cosmétique sont les mieux distribuées (8).

3- Essor des marketplaces

Dès 2020, la marketplace s’est imposée comme un outil permettant aux “petits” de tenir le choc lié à la crise. Avec un investissement web et marketing négligeable, les petites marques ont accès à un marché gigantesque et inespéré sur ce genre de sites, le trafic étant apporté par le site qui est d’emblée plus efficace et populaire qu’un site mono-marque. D’une façon générale, les marketplaces protègent les petites marques et concourent à leur propre croissance. => 75 % des achats indirects online seront réalisés sur des marketplaces d’ici à 2022 (9). Le mouvement Slow Cosmétique dispose lui-même d’une marketplace à succès : le site Slow-cosmetique.com héberge plus de 180 boutiques web animées par des marques Slow Cosmétique qui y vendent près de 5000 produits en direct. Ce site a connu en 2020 une croissance de près de 15% et les recherches sur les mots “slow cosmetique” ont bondi sur le Net de +5000% depuis mars 2020 (10).

Le Label Slow Cosmétique 2021 : en forme !

PRODUITS+LABEL-BD En mai 2021, le label Slow Cosmétique se porte mieux que jamais. Il est le repère de consommation dans une jungle cosmétique qui ne cesse de se complexifier / de susciter des polémiques. Déjà reconnu par 1 Française sur 5 en décembre 2019, on ne peut que se féliciter qu’il touche encore plus de monde aujourd’hui :

  • 80k abonnés aux newsletters du Mouvement
  • 140k fans sur les réseaux sociaux
  • 40 Corners Slow Cosmétique en France et Belgique
  • 45 marques déjà examinées depuis le 1er janvier 2021

Le label Slow Cosmétique se veut encore plus rigoureux en 2021, dans un contexte où de plus en plus de marques se revendiquent de la “clean beauty” mais ne sont pas toujours en lien véritable avec leurs ingrédients, leurs formules, un terroir ou un artisanat naturel :

TENSIO-ACTIFS : Le label a précisé le cadre d’utilisation du SCI et SCS (tensioactifs très utilisés en cosmétique solide) avec une logique minimaliste. La combinaison de tensioactifs dits anioniques seuls n’est ainsi plus tolérée par le label Slow Cosmétique afin de contenir au maximum les problématiques d’irritation cutanée éventuelle et de favoriser les tensio-actifs végétaux les plus écoresponsables.

ARTISANAT BIO ET LOCAL : Le label décerne depuis 2013 de 1 à 3 étoiles aux marques labellisées, correspondant à leur degré d’adéquation avec la Charte et leur maîtrise de la chaîne de production. Désormais les savonniers à la fois certifiés bio et maîtrisant la production d’un ingrédient au niveau local pourront ainsi obtenir 2 étoiles, contre 1 étoile jusque fin 2020.

Le Mouvement Slow Cosmétique rend toutes ces alternatives engagées plus visibles et plus accessibles au public en les rassemblant (via label et Marketplace partenaire) pour booster leur développement.

A propos de l’Association Slow Cosmétique

L’Association Slow Cosmétique a été créée en 2012 par Julien Kaibeck (lessentieldejulien.com) et plusieurs blogueurs green pour proposer une alternative positive face aux abus marketing de la cosmétique. Les formules majoritairement pétrochimiques et inertes sont jugées décevantes au regard des allégations miraculeuses et des prix observés. L’Association Slow Cosmétique rédige en 2013 une Charte basée sur 4 piliers, qui serviront de base à l’évaluation bénévole des marques cosmétiques par des consommateurs exigeants : la Mention Slow Cosmétique. Ce label fédérateur rassemble toutes les tendances montantes ces dernières années : écologie, éthique, sens, simplicité (voire minimalisme), zéro déchet, artisanat, circuit court, entreprenariat humain et familial…

Le label Slow Cosmétique valorise uniquement les “petits” : ces TPE et PME à contrôle familial qui font bouger les lignes de la beauté en proposant des innovations ancrées dans le terroir et l’artisanat local.

LES-4-PILIERS_CYCLE-1000pix Depuis 2013, plus de 250 TPE/PME ont été labellisées et le label a acquis une place unique dans le paysage de la beauté. C’est en effet le seul label cosmétique qui examine une marque dans son ensemble, et non produit par produit, et sa Charte concerne aussi bien les formules (qui doivent être écologiques et saines), que le marketing de la marque, ses allégations, son actionnariat, ses sourcings et process de production… Cette approche globale fournit la garantie indépendante d’un travail humain ancré dans le terroir local et l’artisanat engagé.

Pour en savoir plus

Présentation : https://www.relations-publiques.pro/wp-content/uploads/pros/20210422093046-p4-document-mqqx.pdf

Site web : https://www.slow-cosmetique.org/

Facebook : https://www.facebook.com/slowcosmetique

Instagram : https://www.instagram.com/slowcosmetiqueofficiel/

LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/11025613

Sources

1) Enquête IFOP pour le label Slow Cosmétique, juin 2020.

2)-35,3 % en valeur en France (1er semestre 2020 vs 2019), chiffre IRi cité dans l’article “La beauté au temps du Covid” de LSA-conso du 01/10/2020.

3) Le marché mondial des cosmétiques connaît depuis 2017 une croissance honorable mais stagnante, située entre 5 et 6 % par an, portée essentiellement par les consommateurs du marché asiatique et les pays émergents surtout. (Alioze.com, août 2020)

4) Statistiques Statista, juillet 2016.

5) Étude Harris Interactive pour le Label Slow Cosmétique, novembre 2019.

6) Enquête IFOP pour le label Slow Cosmétique, juin 2020.

7) Étude Future Market Insights, février 2021, relayée par Cosmeticobs le 24/02/2021

8) Estimation sur base des chiffres de la FEVAD de septembre 2020.

9) Rapport Gartner cité par Journaldunet.com le 20/01/2021.

10) Étude ESV Digital citée par Journaldunet.com, avril 2021

11) Cf. l’étude de mars 2021 sur l’octocrylène dans les solaires et celle liant endométriose et cosmétiques en février 2021.

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