Zoophilie à l’Assemblée nationale : les députés reculent

Lors de la discussion dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sur le texte concernant la maltraitance des animaux de compagnie, les députés, emmenés par le parti La République en Marche et le ministre de l’Agriculture ont :

  • supprimé le texte voté en commission qui prévoyait de protéger les enfants de la zoo-pornographie, à l’image de ce qui est fait pour la pornographie (article 11),
  • supprimé le texte voté en commission qui prévoyait de sanctionner la consultation des images zoo-pornographiques (article 11),
  • refusé un amendement (N° 138) considérant que les sévices sexuels sur les animaux ne s’arrêtent pas aux actes de pénétration sur les animaux mais concernent tous les actes sexuels avec ou sans pénétration (les animaux peuvent par exemple être victimes de fellation),
  • refusé un amendement qui sanctionne ceux qui aident et organisent les sévices sexuels sur les animaux (N°139).

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Le texte adopté en première lecture (suite aux amendements 477, 339) laisse des brèches juridiques très importantes. Il prévoit de sanctionner les images de sévices sexuels sur les animaux, plutôt que de sanctionner la zoo-pornographie, tout en refusant dans le même temps de reconnaître comme sévices sexuels les agressions sexuelles dont sont victimes les animaux hors pénétration, qui constituent justement l’essentiel des images zoo-pornographiques.

Les petites annonces pour demander ou obtenir des relations sexuelles avec les animaux sont sanctionnées, ce qui est positif, mais pas les sites portant ces annonces, ce qui aurait été beaucoup plus facile à mettre en œuvre.

Le Ministre de l’Agriculture a considéré qu’il ne fallait pas définir de manière large la notion de sévices sexuels sur les animaux de peur qu’on ne qualifie de sévices sexuels sur les animaux le fait de leur « caresser la crinière » !

Pas un seul député LRem n’a pris la parole pour défendre les amendements proposés dans l’hémicycle.

Objectivement, la majorité des députés a agi en faveur des intérêts des zoophiles en refusant de sanctionner durement la zoophilie.

Au-delà de l’indignation exprimée par les députés, nous demandons de toute urgence un durcissement du texte pour son passage devant le Sénat.

Pour en savoir plus sur l’association Animal Cross

Animal Cross – MNE – Villa du domaine de Sers – 64 000 Pau

www.animal-cross.orgcontact@animal-cross.org

Facebook : @animalcrossasso – Twitter : Animalcrossasso

 

 

 

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