Relever son ou ses compteurs d’eau tous les jours et une tâche fastidieuse à laquelle très peu d’usagers d’astreignent. Or, une fuite ne prévient pas. Elle s’installe dans un réseau, se prolonge parfois pendant des jours et ne devient visible qu’au moment où la facture grimpe, où les dégâts apparaissent ou lorsqu’un relevé tardif révèle une anomalie. Entre-temps, des volumes d’eau ont été perdus, des coûts engagés et une ressource fragilisée inutilement consommée.
À mesure que les périodes de sécheresse deviennent plus fréquentes, la sobriété hydrique ne peut plus se limiter aux déclarations d’intention. Elle suppose de savoir ce qui est consommé, à quel moment, sur quel site et dans quelles proportions.
C’est précisément sur ce terrain qu’intervient EAU-LINK.
Créée en 2020 par Olivier Franque, l’entreprise accompagne les collectivités, les entreprises et les gestionnaires immobiliers dans le suivi à distance de leurs consommations, la détection des fuites et la sécurisation de leurs réseaux.
Avec cette première campagne, elle défend une idée simple : avant de réduire les usages, il faut commencer par les rendre visibles.
Une meilleure connaissance de la consommation d’eau contribue à mieux la maîtriser
L’eau se perd souvent là où personne ne regarde
Dans de nombreuses structures, la consommation d’eau reste encore suivie de manière discontinue. Les compteurs sont relevés ponctuellement, les données arrivent tardivement et les écarts ne sont identifiés qu’une fois installés.
Or une consommation anormale peut avoir de multiples origines : une canalisation endommagée, un équipement défectueux, un arrosage prolongé, un sanitaire qui fuit, un réseau mal réglé ou une rupture soudaine. Dans tous les cas, l’absence d’alerte transforme un incident technique en perte durable.
La question n’est donc plus seulement de mesurer un volume global. Elle consiste à disposer d’une information suffisamment régulière pour repérer les dérives, comparer les usages et intervenir rapidement.
C’est ce changement de méthode que porte EAU-LINK : passer d’une gestion après coup à une surveillance continue.
Le compteur ne change pas. Sa fonction, oui.
Au cœur de la solution se trouve un data logger connecté en 4G, conçu pour rendre communicant un compteur déjà en place.
L’équipement se raccorde au compteur, et tel un mouchard, collecte les données de consommation et les transmet à distance vers une interface de supervision. Il permet ainsi de consulter les volumes consommés, de suivre leur évolution et de recevoir une alerte lorsqu’une fuite, une surconsommation ou une rupture de canalisation est détectée.
L’intérêt du dispositif tient notamment à sa compatibilité. Il peut équiper différents types de compteurs sans imposer leur remplacement et fonctionne avec plusieurs technologies d’impulsions. Des versions existent également pour connecter deux, trois voire quatre compteurs.
Le produit répond ainsi à des configurations très diverses : un compteur isolé dans un bâtiment communal, plusieurs points de mesure répartis sur un site industriel, un parc immobilier ou encore un réseau composé d’équipements hétérogènes.
Du relevé à l’alerte : ce que le produit change concrètement
Le data logger EAU-LINK ne se contente pas de transmettre un index. Il transforme la donnée brute en outil de décision.
Il permet notamment :
- De suivre les consommations dans la durée ;
- De détecter les fuites et les surconsommations ;
- D’être alerté en temps réel en cas d’anomalie ;
- De comparer les usages entre plusieurs compteurs ;
- D’identifier des consommations persistantes en dehors des périodes normales d’activité ;
- De centraliser la surveillance de plusieurs sites.
La fréquence de collecte des données et leur fréquence de transmission sont réglables. En cas de perte temporaire de communication, une mémoire interne conserve les soixante derniers jours de consommation.
Cette capacité à remonter rapidement une anomalie change profondément la gestion quotidienne. Une fuite survenue pendant la nuit ou durant un week-end peut être repérée sans attendre la prochaine visite technique. Une consommation inhabituelle peut être analysée avant qu’elle ne s’installe. Un gestionnaire peut enfin disposer d’une vision d’ensemble sans multiplier les déplacements.
Une solution sans fil et autonome facile à déployer
Pour être réellement adoptée, la télérelève doit s’intégrer au quotidien sans devenir une contrainte supplémentaire. EAU-LINK a donc privilégié un équipement compact, autonome et simple à paramétrer.
Le boîtier est livré prêt à l’emploi. Il peut être configuré localement, sans fil, depuis un smartphone ou une tablette, puis administré à distance via la supervision. La communication repose sur les réseaux cellulaires 4G NB-IoT et LTE-M, ce qui évite de dépendre du Wi-Fi ou du système informatique du site. Une antenne externe peut être ajoutée lorsque l’environnement l’exige.
Son électronique à très basse consommation lui confère une autonomie pouvant atteindre dix ans dans une configuration standard. Sa pile est interchangeable et son indice de protection IP68 autorise une installation dans des environnements techniques contraints. Le dispositif intègre également une alarme d’ouverture du boîtier, une alerte de pile faible ainsi qu’un contrôle interne de la température et de l’humidité.
Les données se partagent de manière sécurisée.
La sécurisation des informations constitue un autre volet du produit. Les transmissions sont codées et cryptées, avec authentification sécurisée du serveur et contrôle de l’intégrité des échanges. Les serveurs sont présentés comme conformes au RGPD et les clients restent propriétaires de leurs données. Le produit est par ailleurs conforme à la directive européenne CE RED applicable aux équipements radio.
EAU-LINK mise également sur l’interopérabilité. Les informations collectées peuvent être intégrées aux outils déjà utilisés par les organisations, afin de ne pas ajouter une plateforme isolée à un écosystème existant.
Cette capacité est essentielle pour les gestionnaires de patrimoine, les collectivités ou les entreprises disposant déjà de systèmes de supervision, de gestion technique ou de suivi environnemental.
La gestion quantitative comme nouveau défit
L’origine d’EAU-LINK est étroitement liée au parcours de son fondateur.
Ingénieur chimiste de formation, Olivier Franque a travaillé pendant vingt ans comme technico-commercial dans le traitement des eaux, principalement auprès du marché industriel. Il a ensuite dirigé pendant sept ans l’activité commerciale régionale Nord de l’entreprise dans laquelle il évoluait.
Cette expérience lui a permis d’identifier un décalage persistant : les professionnels maîtrisent généralement bien la qualité de l’eau, mais beaucoup moins précisément les volumes réellement consommés. Les fuites, les dérives d’usage et les consommations mal identifiées restent récurrentes, y compris dans certaines structures pourtant directement chargées de la gestion de l’eau.
Passionné par les nouvelles technologies et sensible aux enjeux environnementaux, Olivier Franque choisit de créer son entreprise à 54 ans. La rencontre avec plusieurs fabricants de solutions IoT lui permet de bâtir un modèle associant équipement, paramétrage et accompagnement.
La proximité comme méthode de déploiement
EAU-LINK ne veut pas seulement vendre une technologie. L’entreprise entend faciliter son appropriation.
Son approche technico-économique repose sur trois piliers : une communication cellulaire adaptée aux objets connectés, une compatibilité avec les systèmes existants et un accompagnement de proximité.
Cette dimension de service est centrale. Elle permet d’identifier les besoins, de définir les seuils d’alerte, de configurer les équipements et d’aider les utilisateurs à interpréter les données.
Les marchés concernés sont nombreux : collectivités, entreprises, gestionnaires de bâtiments, secteurs touristique, agricole et sanitaire, bâtiments tertiaires, industries, immeubles, parcs et jardins. Le produit peut également contribuer aux démarches de performance environnementale, notamment dans le cadre de la certification BREEAM.
Les interlocuteurs sont extrêmement variés : le responsable RSE ou QHSE, le service gestion du patrimoine, le service technique d’une entreprise ou d’une collectivité, le responsable maintenance d’une usine, le gérant d’un camping, d’un hôtel ou d’un parc de loisirs, le DGS d’une collectivité, l’administrateur d’un service des eaux, etc…
L’entreprise privilégie d’abord un développement régional, afin de maintenir une relation et un service de proximité, avant d’envisager un maillage par grandes régions.
La sobriété commence par une donnée utile
La technologie est aujourd’hui mature. Les besoins existent. Les outils sont accessibles. Pourtant, la télérelève reste encore sous-utilisée au regard de son potentiel.
Avec cette première campagne, EAU-LINK veut faire évoluer les pratiques : ne plus attendre qu’une fuite se voie, qu’une facture augmente ou qu’un réseau se dégrade pour intervenir.
En rendant les consommations visibles, comparables et immédiatement exploitables, l’entreprise donne aux organisations un moyen concret de mieux protéger leurs installations, leurs budgets et la ressource en eau.
En savoir plus
Site web : https://www.eau-link.fr
Linkedin : https://www.linkedin.com/company/eau-link




