GALERIE ORENDA
54, rue de Verneuil. 75007 Paris
Pour célébrer le printemps 2026, la galerie ORENDA a réuni trois artistes amoureux de la Nature : Roland De Leu, Thierry Lamouche et France Mitrofanoff. Créateurs et enchanteurs, ils nous invitent à une méditation sur la présence des arbres dans notre imaginaire.
Roland De Leu, architecte, dessinateur hors pair et peintre subtil, a rendu hommage aux arbres de multiples manières- tracés au fusain et à la mine de plomb, à l’encre de chine, à la sanguine ou au pastel. Ses arbres, comme l’a révélé son exposition à le Galerie ORENDA à l’automne 2018, semblent souvent en lévitation, libérés du sol, émancipés de leur tronc. Leur présence individuelle est si forte qu’ils invitent au dialogue avec ceux qui les observent. L’artiste a porté son regard sur les lignes d’horizons dessinées par les feuillages, les points de rencontre entre leurs silhouettes généreuses, opulentes, voire ébouriffées, et la plénitude du paysage. Certaines futaies rencontrent le ciel. L’artiste aimait à jouer sur le clair-obscur et disait avec humour qu’en dépit de leur calme apparent ses arbres semblaient « comme en attente d’un événement ».
Thierry Lamouche, dessinateur et peintre connu pour sa capacité d’épure et son inspiration poétique (il a conçu la gracieuse Marianne adoptée en 2004, les yeux levés vers le ciel, devenue effigie officielle des timbres français), présente dans cette exposition une farandole d’arbres dans les formats les plus variés alternant rotondités figuratives et formes géométriques anguleuses. Il joue sur des tonalités acidulées, pétillantes, inattendues, parfaitement adaptées à son sens accompli du design. Quelques noirs et blancs se distinguent par leur puissance éthérée. L’artiste, qui a travaillé avec des musiciens, confère une vitalité rythmée à ses compositions. Il dépeint admirablement la force vitale des arbres, l’élan des troncs d’où surgit le foisonnement des feuillages. Ses arbres imaginaires deviennent les personnages ludiques d’un ballet de couleurs et de formes.

France Mitrofanoff, artiste accomplie, portée par son énergie prodigieuse et sa maitrise technique vers la réalisation de vastes fresques, excelle aussi dans les formats plus intimes, où se révèle son intériorité profonde. Sa rétrospective intitulée, Ces chênes qu’on abat, qui remporta en 2024 un grand succès à la Mairie du Ve arrondissement de Paris, a mis en évidence la constance de l’arbre et de la forêt dans ses méditations sur les menaces qui pèsent sur le monde naturel et notre propre équilibre vital. Ses forêts noires, dévorées par les incendies, sont saisissantes. En contrepoint, ses rêveries la conduisent à recréer admirablement des mondes merveilleux- mémoires d’enfance, forêts blanches russes, nuits étoilées, et lui inspirent des compositions lumineuses et foisonnantes. L’arbre y apparaît comme un pôle de résistance aux fracas du monde. La régénération saisonnière des arbres, la puissance de leurs racines et leur élan vers le ciel deviennent sous son pinceau des métaphores puissantes d’une quête existentielle, d’un rêve d’harmonie. La sélection des œuvres pour l’exposition à la Galerie ORENDA met en évidence l’émerveillement de l’artiste devant la splendeur d’instants fugitifs inoubliables d’osmose avec la Nature.

Symphonie printanière à trois voix, au-delà de la botanique, cette exposition nous invite tant à partager l’intériorité des artistes qu’à porter notre regard sur les arbres qui nous entourent, agrémentent et accompagnent notre espace vital. Souvent menacés mais renaissants au fil des saisons, leurs silhouettes habitent nos rêves et nos souvenirs. Avec ces trois artistes, qui confèrent à leur présence une qualité vibrante, voire surnaturelle, cette exposition est une invitation à les replacer au cœur de nos vies.
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Site web : www.orenda-art.com
Email : art&orenda-art.com
Téléphone : 06 73 79 45 18


