Les premières règles sur grand écran : « Premières Lunes » réunit mères et adolescentes au MK2 Quai de Seine à Paris le 10 octobre

Une tache de sang, quelques mots parfois maladroits, une explication donnée trop vite ou, au contraire, une transmission longuement préparée : les premières règles constituent un passage partagé par des générations de femmes, mais raconté très différemment selon les familles et les cultures.

Que transmet une mère à sa fille à cet instant ? Que reste-t-il des silences, des peurs et des représentations hérités des générations précédentes ?

Et comment faire de cet événement intime un véritable sujet de dialogue ?

Le samedi 10 octobre à 10h, ces questions quitteront exceptionnellement la sphère privée pour entrer dans une salle de cinéma parisienne.

Le MK2 Quai de Seine accueillera une projection événement de Premières Lunes, documentaire de 90 minutes réalisé par Mélanie Mélot autour des premières menstruations et de la transmission mère-fille.

Pensée notamment comme un rendez-vous à partager entre mères et adolescentes, la séance sera prolongée par un échange avec la réalisatrice, l’équipe du film et plusieurs invitées.

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Quand les premières règles deviennent à la fois sujet de cinéma et de société

Premières Lunes part d’un événement biologique universel pour observer ce qu’il révèle de chaque société, de chaque famille et de chaque génération.

Le documentaire suit des jeunes filles confrontées à leurs premières menstruations dans des environnements culturels différents.

Rwanda, Sénégal, Québec, La Réunion, France : d’un territoire à l’autre, le sang est le même, mais les mots, les rites, les réactions et les héritages diffèrent.

Certaines jeunes filles célèbrent ce passage. D’autres le redoutent ou le taisent. Certaines mères disposent de rites et de mots transmis depuis plusieurs générations ; d’autres doivent inventer une manière nouvelle de parler à leurs filles de ce qu’elles-mêmes ont parfois appris dans le silence.

À travers ces expériences, le documentaire déplace ainsi la question des menstruations : il ne s’agit plus uniquement de parler du fonctionnement du corps, mais d’observer la façon dont une société accompagne l’entrée d’une jeune fille dans une nouvelle étape de sa vie.

La relation mère-fille constitue à ce titre l’un des fils conducteurs du film.

Entre pudeur, maladresse, affection, héritages familiaux et désir de transmettre autrement, Premières Lunes s’intéresse à ce qui se joue précisément au moment où une expérience intime devient une expérience partagée.

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Le 10 octobre, un film à voir mais aussi à discuter

La projection organisée au MK2 Quai de Seine entend prolonger cette démarche hors de l’écran.

Le samedi 10 octobre à 10h, le public parisien pourra découvrir Premières Lunes dans le cadre d’une séance événement.

Les mères et les adolescentes sont particulièrement invitées à venir ensemble : une manière de transformer le cinéma en point de départ d’une conversation qui n’a pas toujours lieu spontanément à la maison.

À l’issue de la projection, un temps d’échange permettra de revenir sur les questions soulevées par le documentaire, en présence notamment de Maïtie Trelaün, Aisha Sieburth et Marianne Tavennec, ainsi que d’autres invitées.

L’équipe de la réalisation du film sera également réunie, avec notamment Mélanie Mélot,  Samuel Fleury et Thibault Torzuoli.

Cette rencontre fait écho à la construction même de Premières Lunes. Le documentaire ne cherche pas à imposer une manière de vivre les premières menstruations : il met côte à côte des expériences, des cultures et des générations pour permettre à la parole de circuler.

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Interroger la frontière entre expérience biologique et construction culturelle

En parcourant plusieurs territoires, Mélanie Mélot met en lumière des conceptions parfois très différentes de ce passage.

Les rites ancestraux rencontrent les pratiques contemporaines.

Les paroles assumées côtoient les non-dits. Des jeunes filles découvrent leur corps tandis que leurs mères sont, elles aussi, ramenées à leur propre histoire.

Le film s’intéresse ainsi autant à ce qui est transmis qu’à ce qui ne l’est pas.

Cette approche permet d’interroger la frontière entre expérience biologique et construction culturelle.

Si les premières règles constituent un phénomène physiologique, la manière dont elles sont vécues dépend également des mots employés, des représentations du corps féminin, des traditions et de la place accordée à la parole.

C’est précisément cette pluralité que le film donne à voir, sans hiérarchiser les expériences.

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Filmer ce que les générations se transmettent

Derrière Premières Lunes se trouve le parcours de Mélanie Mélot.

Photographe pendant plusieurs années, elle a parcouru le monde à la rencontre de femmes, d’artistes et de communautés. Mais elle se heurte aux limites de cet art.

La fixité de l’image ne suffisait plus à rendre la complexité du réel. Il me manquait la voix, le souffle, la vibration des récits.

Elle se tourne alors vers le documentaire et complète sa formation par des études d’anthropologie et d’écriture de scénario.

Son travail se situe depuis au croisement d’une observation documentaire, d’une sensibilité poétique et d’une approche ethnographique.

Mère de trois enfants, Mélanie Mélot s’intéresse particulièrement à la circulation de la parole entre les femmes, les générations et les cultures.

Premières Lunes prolonge cette démarche en faisant du cinéma un espace où l’intime peut être observé sans être réduit à un discours démonstratif.

La réalisatrice résume d’ailleurs son approche par une formule : un film « sans tabous et sans frontières ».

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Du silence familial à la salle de cinéma

La projection parisienne du 10 octobre donne une résonance particulière à cette ambition.

Faire entrer les premières règles au MK2 Quai de Seine, c’est déplacer sur grand écran une expérience longtemps reléguée à l’espace privé.

Mais c’est aussi réunir dans une même salle plusieurs générations susceptibles de ne pas avoir vécu ce passage de la même manière.

Une mère peut avoir grandi avec le silence là où sa fille attend des explications.

Une adolescente peut poser aujourd’hui des questions que sa mère n’a jamais pu poser au même âge.

Une famille peut également inventer ses propres mots et ses propres façons d’accompagner ce moment.

Le film devient alors moins une réponse qu’un déclencheur de conversation.

Cette dimension explique la place accordée à l’échange après la séance.

L’expérience ne doit pas s’arrêter au générique : elle doit permettre aux récits montrés à l’écran d’entrer en résonance avec ceux du public.

Pour Mélanie Mélot, la caméra devient ainsi un instrument de reliance : entre femmes, entre générations et entre cultures. Une démarche qui préfère la nuance à l’affrontement et l’écoute à la démonstration.

En savoir plus

Réserver la séance : https://www.mk2.com/panier/seance/tickets?cinemaId=0011&sessionId=47927

Facebook : https://www.facebook.com/premiereslunes/

Instagram : https://www.instagram.com/premiereslunes_film/ & Mélanie Mélot https://www.facebook.com/melaniemelot.g

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