Salaires IT et IA 2026 : Silkhom révèle un marché qui ne progresse plus en bloc, mais redistribue la valeur

+11,8 % pour les Data Scientists, +10,2 % pour les Data Engineers, -8,8 % pour les ingénieurs cybersécurité, -9,4 % pour les DevSecOps : en 2026, le marché des salaires technologiques ne suit plus une trajectoire uniforme.

Il se fragmente, se spécialise et déplace la valeur vers les métiers capables d’industrialiser la donnée, de gouverner l’intelligence artificielle et de piloter des architectures complexes.

Pour rendre ces mouvements lisibles, Silkhom publie la 6e édition de son Baromètre des salaires IT et lance, pour la première fois, une étude distincte consacrée aux métiers de l’IA.

Fondées sur plus de 25 000 candidats analysés depuis 2019 et une base de 300 000 profils, ces deux éditions offrent aux DSI, CTO, RSSI, DRH et décideurs IT une photographie détaillée d’un marché entré dans l’ère des écarts.

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Le Baromètre Silkhom 2026 révèle un marché IT de plus en plus polarisé

Longtemps, le marché de l’emploi technologique s’est raconté avec une formule simple : les besoins augmentaient, les profils manquaient et les salaires progressaient. Le Baromètre Silkhom 2026 montre que cette lecture globale est désormais dépassée.

La tech ne ralentit pas de manière homogène. Elle redistribue ses priorités. Certains métiers progressent fortement, tandis que d’autres, pourtant associés depuis plusieurs années à la pénurie de talents, voient leurs rémunérations se stabiliser ou reculer.

Le principal enseignement tient donc moins à une hausse ou à une baisse générale qu’à une polarisation du marché.

Les entreprises valorisent davantage les profils qui réduisent la complexité, rendent la donnée exploitable, sécurisent les systèmes à un niveau stratégique ou permettent le passage d’un prototype à une infrastructure réellement opérationnelle.

Les chiffres clés de l’édition 2026

  • Data Scientist : +11,8 %
  • Data Engineer : +10,2 %
  • Ingénieur cybersécurité : -8,8 %
  • DevSecOps : -9,4 %
  • Chief Data Officer : jusqu’à 160 k€ à Paris pour un profil senior
  • VP Engineering : 118,8 k€ en moyenne
  • Chief AI Officer : près de 116 k€
  • LLMOps : environ 85 k€
  • MLOps : environ 75 k€
  • Prompt Engineer : autour de 50 k€

Ces données racontent un marché qui ne récompense plus seulement la maîtrise d’un outil ou d’un langage. Il rémunère la capacité à concevoir, intégrer, gouverner et maintenir des environnements technologiques devenus plus critiques pour l’activité des entreprises.

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Data et IA : les plus fortes hausses se concentrent sur l’industrialisation

Les plus fortes hausses de l’étude se concentrent dans les métiers de la donnée.

Le Data Scientist progresse de 11,8 %, tandis que le Data Engineer gagne 10,2 %. Cette dynamique traduit une évolution concrète des besoins : les entreprises ne cherchent plus seulement à accumuler ou analyser des données, mais à les rendre fiables, accessibles et directement mobilisables dans leurs opérations.

La donnée devient une infrastructure à part entière. Elle doit être collectée, nettoyée, structurée, sécurisée et distribuée. Cette réalité renforce les métiers situés en amont de l’intelligence artificielle, mais aussi ceux chargés d’en organiser l’utilisation.

Une édition IA séparée pour ne plus fausser la lecture du marché

Le lancement d’un baromètre spécifiquement consacré à l’intelligence artificielle constitue l’une des principales nouveautés de 2026. Jusqu’ici intégrés aux métiers IT, les profils IA suivent désormais des dynamiques salariales suffisamment distinctes pour justifier une lecture autonome.

L’écart entre les fonctions en donne une illustration nette. Le Prompt Engineer, présenté comme un métier particulièrement recherché dix-huit mois plus tôt, se situe désormais autour de 50 k€. À l’inverse, les fonctions chargées de déployer et de maintenir les modèles atteignent des niveaux nettement supérieurs :

  • Environ 75 k€ pour un MLOps ;
  • Environ 85 k€ pour un LLMOps ;
  • Plus de 81 k€ pour un AI Security Specialist ;
  • Près de 116 k€ pour un Chief AI Officer.

Le signal est clair : le marché se détourne progressivement de l’effet de nouveauté pour rémunérer l’industrialisation. Savoir interagir avec un modèle ne suffit plus. Les entreprises recherchent les professionnels capables de l’intégrer au système d’information, d’en surveiller les performances, de sécuriser son usage et d’encadrer sa gouvernance.

Cette évolution fait apparaître de nouveaux intitulés dans les grilles : ingénieur RAG, responsable gouvernance IA, LLMOps ou Chief AI Officer. Des métiers qui, pour certains, n’existaient pas encore dans les baromètres deux ans auparavant.

Cybersécurité : les salaires baissent sur certains postes, pas les besoins

Le recul de certaines rémunérations dans la cybersécurité peut sembler paradoxal. L’ingénieur cybersécurité baisse de 8,8 % et le DevSecOps de 9,4 %, alors même que la sécurité demeure une priorité pour les entreprises.

Ces chiffres ne traduisent pas un désintérêt. Ils indiquent plutôt une réorganisation du marché. Après plusieurs années de forte tension, certains profils opérationnels sont devenus plus disponibles, notamment sous l’effet de la multiplication des formations et de l’arrivée de nouveaux candidats.

En revanche, la rareté se maintient sur les postes liés à l’architecture, à la gouvernance, à l’identité, à la résilience et au pilotage des risques. L’enjeu n’est donc plus simplement de recruter « un profil cyber », mais d’identifier précisément le niveau d’expertise et de responsabilité nécessaire.

Pour les entreprises, cette nuance est déterminante. Une lecture trop générale peut conduire à surévaluer un poste dont le marché s’est détendu ou, à l’inverse, à sous-positionner une fonction stratégique encore très difficile à pourvoir.

Une méthodologie fondée sur plus de 25 000 profils et des recrutements réels

Le baromètre repose sur les données issues des placements réalisés par les consultants Silkhom, des besoins clients, des fiches de poste et des profils candidats analysés entre 2019 et 2026.

L’étude s’appuie sur :

  • Plus de 25 000 candidats étudiés ;
  • Une base de 300 000 profils ;
  • Des rémunérations réellement observées ;
  • Une segmentation entre Paris, grandes villes et régions ;
  • Une analyse par métier et niveau d’expérience ;
  • Des indicateurs de difficulté et de fréquence de recrutement.

Les salaires sont exprimés en milliers d’euros bruts annuels fixes, hors primes et variables. Pour chaque fonction, Silkhom précise également les compétences attendues, les missions, les secteurs recruteurs et les évolutions possibles.

Le baromètre, un outil d’aide à la décision pour les DSI et les DRH

Pour les directions informatiques et les ressources humaines, l’intérêt du baromètre dépasse la simple comparaison salariale.

Il permet notamment de :

  • Positionner une rémunération en fonction du marché réel ;
  • Distinguer les métiers en tension des fonctions devenues plus accessibles ;
  • Anticiper les nouveaux besoins liés à l’IA ;
  • Ajuster les budgets selon l’expérience et la localisation ;
  • Mieux définir les compétences indispensables à chaque recrutement.

L’enjeu est d’éviter les offres mal calibrées : trop élevées sur des marchés qui se détendent ou trop faibles sur des expertises encore rares.

Silkhom renforce son expertise dans le recrutement IT et IA

Fondé en 2013, Silkhom est spécialisé dans le recrutement en informatique, digital, électronique et objets connectés. Le cabinet accompagne plus de 4 000 clients en France avec une équipe de 50 consultants. Il est membre du groupe LUNOPA depuis 2025.

Chaque mission est menée par un binôme associant un chargé de sourcing et un consultant spécialisé dans un domaine technologique. Le dispositif comprend l’évaluation technique, les entretiens, la négociation, les recommandations salariales et un suivi post-signature avec une garantie de trois mois. La facturation intervient uniquement en cas de recrutement abouti.

En parallèle de la publication de son édition IA, Silkhom a créé un pôle de recrutement entièrement dédié à ces métiers et développé un outil d’évaluation de la maturité IA des entreprises. Le cabinet a également ouvert des bureaux commerciaux à Casablanca.

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Le Baromètre Silkhom 2026 donne une lecture plus précise des salaires tech

L’édition 2026 montre un marché qui ne progresse plus uniformément. La valeur se déplace vers la data, l’architecture, la gouvernance et la mise en production de l’IA.

Pour les entreprises, la question n’est donc plus seulement de savoir si les salaires IT augmentent. Elle consiste à comprendre quels métiers progressent, lesquels se détendent et où se concentre désormais la rareté.

En savoir plus

Baromètre IT : https://www.silkhom.com/les-salaires-informatique-et-electronique/

Baromètre IA : https://www.silkhom.com/les-salaires-ia-et-ml/

Instagram : https://www.instagram.com/lunopa_group/

Linkedin : https://www.linkedin.com/company/silkhom/

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