Plus de 1 700 producteurs de chanvre français², une filière paysanne structurée, des savoir-faire, des terroirs. Et pourtant, l’essentiel des ventes échappe aux producteurs du territoire. Ils ont décidé de construire leurs propres outils. Il est temps que le marché le sache.

Une filière française qui existe — et qui mérite d’être connue.
Nous sommes des agriculteurs. Nous cultivons du chanvre CBD. Nous voyons ce paradoxe chaque jour : une demande forte, une filière française solide, et pourtant l’essentiel des ventes qui échappe aux producteurs du territoire. C’est de ce constat qu’est née L’Herbe en France.
La structure du marché explique ce paradoxe. Quatre ou cinq grossistes concentrent une très grande partie de l’approvisionnement en France — aucun ne distribue de produits français. Les grandes plateformes de vente en ligne, souvent aux mains des mêmes propriétaires, fonctionnent sur le même modèle : import exclusif.
Résultat : le produit français ne se trouve, et pas systématiquement, que dans les boutiques CBD indépendantes, les magasins bio, les magasins de producteurs et la vente directe à la ferme.
Le consommateur qui achète en bureau de tabac ou sur une grande plateforme en ligne n’a aujourd’hui aucun accès structurel au chanvre français — non par manque de production, mais par absence d’outil commercial adapté.
L’écart de prix mesure ce que captent les intermédiaires : selon l’observatoire des prix du CBD tenu par la plateforme — plus de 1 400 offres suivies en continu — la fleur se vend en médiane 8 €/g dans les boutiques en ligne, contre 3 €/g en direct producteur⁵.
C’est exactement ce vide que L’Herbe en France a été conçue pour combler : une plateforme de vente en ligne, doublée d’un réseau de buralistes partenaires — conçue par des producteurs, pour des producteurs.
Une question de souveraineté agricole.
Remplacer les produits CBD importés par des produits français n’est pas seulement un argument commercial. C’est un enjeu de souveraineté agricole. La filière chanvre CBD française a les ressources humaines, les savoir-faire et les surfaces cultivables pour répondre à la totalité de la demande nationale dans un horizon de quelques années.
La filière chanvre française est déjà la première d’Europe en surface cultivée. Ce qui lui manque, ce n’est pas la production : c’est l’outil commercial qui permette au producteur d’atteindre le consommateur sans passer par un importateur.
Ce que les chiffres disent du marché actuel
8 produits sur 10 ont une composition différente de celle indiquée sur l’étiquette.
Une étude menée en 2022-2023 dans le cadre de 60 Millions de Consommateurs, conduite par trois centres d’addictovigilance (Paris, Lyon, Montpellier) et soutenue par la MILDECA, a analysé 223 produits CBD en vente libre en France. Seul un produit sur deux présente un étiquetage de sa composition. Et parmi les produits étiquetés, seulement 19 % correspondent à la réalité.
Plus préoccupant encore : 6 % des échantillons contenaient des néocannabinoïdes de synthèse (HHC, H4-CBD…) non mentionnés sur l’étiquetage⁴. Le consommateur ingère alors une substance psychoactive à son insu. Un chanvre cultivé et tracé en France reste la seule garantie réelle contre cette opacité.
Acheter français, c’est acheter contrôlé. C’est aussi financer une agriculture de territoire qui en a besoin.
- 100 % naturel
Chanvre sans modification chimique, sans molécule de synthèse, sans parfum ajouté. - Traçabilité lot par lot
Chaque produit associé à ses analyses laboratoire, consultables par l’acheteur. - Diversification agricole
Pour beaucoup, le chanvre CBD est une diversification essentielle à la survie de l’exploitation. - Revenu territorial
Chaque achat finance directement une ferme française, pas une chaîne d’import.
Dans quelques années, la filière française serait tout à fait capable de se substituer intégralement aux importations. Il nous faut les outils commerciaux pour y arriver. C’est ce qu’on a décidé de construire.
Adrien Lafourcade · maraîcher bio, apiculteur, co-fondateur
Une plateforme créée par des producteurs, pour les producteurs
Pas un projet venu de la tech ou du marketing. La réponse concrète d’agriculteurs qui ont décidé de ne pas attendre que quelqu’un d’autre règle le problème de la commercialisation. Un circuit court numérique, doublé d’un réseau de buralistes partenaires : des prix plus bas pour le consommateur, des marges plus justes pour le producteur — avec la contrainte assumée de ne jamais afficher de prix supérieurs au marché.
- Un espace pour chaque producteur
Chaque agriculteur partenaire dispose d’une vitrine qui raconte son exploitation, certifie ses produits et lui permet de gérer ses ventes directement. - Circuit court numérique
Producteurs et consommateurs en relation directe — sans intermédiaire opaque, avec traçabilité complète de chaque lot. - Les meilleurs outils du moment, au service de l’entraide
Une plateforme pensée pour ceux qui cultivent : boutique créée à partir d’une simple photo, observatoire public des prix, espaces d’entraide entre fermes, visibilité partagée. La technologie n’est pas une fin — c’est l’outil du collectif. - Marges qui permettent de vivre
Le circuit court rend à l’agriculteur la valeur de son travail — là où la distribution classique la capte.
On ne part pas d’une idée abstraite. On part d’un champ, d’une récolte, et du constat que les producteurs français méritent de vivre dignement de leur travail.
Nicolas Voisin · paysan, co-fondateur L’Herbe en France
Trois co-fondateurs, trois parcours complémentaires
L’Herbe en France a été fondée par trois acteurs dont les parcours couvrent la production, la distribution, la technologie et l’expertise réglementaire de la filière chanvre CBD française.
Sources & notes de bas de page
En savoir plus
Site : herbeenfrance.com
Pack presse : herbeenfrance.com/presse
Observatoire prix : /marche-cbd



