Loups-garous, dragons et souris magiques : un grimoire jeunesse pour apprendre à douter sans cesser de s’émerveiller

Pendant des siècles, les humains ont tenté d’expliquer ce qu’ils observaient avec les connaissances dont ils disposaient, tandis que récits, symboles et imagination venaient parfois combler les blancs.

Certaines croyances ont disparu, d’autres se sont transformées, et leurs créatures continuent de hanter joyeusement les histoires.

Et si elles devenaient aujourd’hui un terrain de jeu pour apprendre aux enfants à questionner ce qu’ils voient, lisent et entendent ?

À paraître en novembre 2026 aux Éditions du Cabardès, Le Grimoire farfelu des croyances du Moyen Âge, écrit par Nathalie Defert et illustré par Nicolas Vaast, entraîne les lecteurs dès 9 ans dans un univers où dragons, loups-garous, salamandres et autres créatures merveilleuses ouvrent la voie à de drôles d’enquêtes.

Un livre illustré de 96 pages qui préfère les questions aux réponses toutes faites et défend une idée simple : apprendre à vérifier n’oblige pas à renoncer au merveilleux.

couverture Grimoire

 

Chats noirs qui portent malheur, souris apparues comme par magie, salamandres vivant dans le feu, licornes, loups-garous, dragons ou sirènes : chaque croyance devient le point de départ d’une histoire et d’une enquête.

Plutôt que de demander seulement « vrai ou faux ? », le livre cherche à comprendre pourquoi une idée a pu paraître vraie et ce qui arrive quand on regarde de plus près.

Fulbert croit. Philibert vérifie. Ugoline les surveille.

Pour mener l’enquête, encore faut-il une drôle d’équipe.

Fulbert l’Hurluberlu, mage enthousiaste, voit du merveilleux partout. Quelques indices lui suffisent parfois pour construire toute une histoire.

Philibert le Sérieux, entouré de livres, cherche, confronte les récits et vérifie ses sources. Il devrait donc toujours avoir raison. Sauf que… non.

Ugoline, la chatte de Philibert, observe leurs raisonnements avec la distance nécessaire pour détecter ce qui leur échappe.

À eux trois, ils donnent corps aux questions qui parcourent le livre :

  • Comment le sait-on ?
  • Est-ce vraiment une preuve ?
  • Ce que je vois suffit-il pour comprendre ?
  • Puis-je changer d’avis si je découvre quelque chose de nouveau ?

L’esprit critique quitte alors le terrain de la théorie pour entrer dans celui de l’histoire, de l’humour et de l’aventure.

Ugoline

Alerte au loup-garou ! Enfin… peut-être

Une nuit de pleine lune, Fulbert aperçoit son voisin Eugène dans son potager.

AOUUUUH !

Il l’entend hurler. Son visage paraît étrange dans l’obscurité. Les indices s’accumulent.

Pleine lune. Hurlement. Silhouette inquiétante.

Pour Fulbert, l’affaire paraît entendue : Eugène est un loup-garou.

Jusqu’à ce qu’Eugène se penche pour… cueillir un chou de Bruxelles.

Sous l’anecdote amusante apparaît l’un des fils rouges du Grimoire farfelu : quelques éléments peuvent parfois suffire à construire l’histoire que l’on s’attendait déjà à trouver.

Loup-garou

Et le piège n’est pas réservé au fantasque Fulbert : même celui qui vérifie peut se tromper.

Lorsque Philibert voit une salamandre sortir du feu, même ce grand amateur de vérification conclut trop vite qu’elle peut vivre dans les flammes. Ugoline le rappelle à l’ordre : « Voir n’est pas comprendre. »

Personne n’est donc assigné au rôle du savant ou du naïf. Tout le monde peut observer, interpréter, se tromper… puis regarder à nouveau.

Dans ce grimoir, l’erreur n’est pas présentée comme une faute, mais comme une étape possible de la réflexion.

Salamandre

Se méfier aussi de ce qu’on aimerait croire

Le livre va plus loin qu’une succession de croyances démontées.

Philibert lui-même découvre qu’une recherche peut être influencée par ses préférences.

Dans le chapitre consacré aux sirènes, il retient d’abord une version d’une légende dans laquelle un roi rend sa liberté à une créature marine. Mais il en existe une autre.

Il doit reconnaître qu’il avait choisi la première parce qu’elle lui plaisait davantage.

Une manière accessible d’aborder avec les enfants une question très contemporaine : sommes-nous aussi exigeants avec une information lorsqu’elle confirme ce que nous avions envie de croire ?

Le projet n’a pourtant rien d’un manuel destiné à expliquer aux enfants qu’ils devraient cesser de croire aux histoires.
C’est même l’inverse.

« Je ne voulais pas apprendre aux enfants à se méfier des histoires, mais à les aimer tout en se demandant d’où elles viennent et pourquoi on y croit. Vérifier n’enlève rien au merveilleux. »

Nathalie Defert, autrice du Grimoire farfelu des croyances du Moyen Âge

Avant de reprendre les Éditions du Cabardès, Nathalie Defert a travaillé comme consultante. De cette expérience, elle conserve certains réflexes : observer avant de conclure, confronter plusieurs informations et accepter de revoir une analyse lorsqu’un nouvel élément apparaît.
Des réflexes qu’elle a aussi voulu transmettre à ses enfants : leur laisser le droit de poser des questions, de dire « je me suis trompé » et de se méfier parfois de ce qu’ils avaient très envie de croire.
Eux disent d’ailleurs reconnaître leur mère dans les trois personnages : l’imagination de Fulbert, le besoin de vérifier de Philibert et le regard critique d’Ugoline.

 

Nathalie Defert_Photo (2)

Sous les farces et les créatures, des sources très sérieuses

L’aventure commence avec Véronique Barrau, autrice de Croyances et superstitions médiévales, publié aux Éditions du Cabardès. Elle propose à Nathalie Defert d’imaginer un ouvrage jeunesse autour des croyances du Moyen Âge.

Chacune réfléchit de son côté. Lorsqu’elles confrontent leurs pistes, Véronique Barrau encourage Nathalie Defert à développer la sienne : plutôt qu’un inventaire, faire de chaque croyance le commencement d’une histoire, d’une erreur, d’un doute ou d’une enquête.

Véronique Barrau fournit une grande partie des sources historiques et vérifie les éléments historiques du manuscrit. Nathalie Defert complète les recherches autour de l’histoire des sciences, de l’évolution des connaissances en biologie et de la symbolique des animaux, notamment à travers les travaux de Michel Pastoureau.

Textes médiévaux, récits anciens et ouvrages contemporains permettent ainsi de suivre non seulement les croyances elles-mêmes, mais aussi la manière dont elles se sont transmises, déformées ou transformées.

Derrière le joyeux désordre du grimoire se cache donc une documentation construite pour distinguer les croyances racontées de ce que les sources permettent d’en savoir.

Gare aux images : elles aussi cachent quelque chose

Premier livre illustré de Nicolas Vaast, Le Grimoire farfelu fait de l’image une partie intégrante de l’expérience de lecture.

L’illustrateur puise dans trois territoires qui structurent son travail : l’histoire, la nature et l’humour. Bercé par la bande dessinée franco-belge, il cite notamment parmi ses inspirations Coyote, Maëster et Gotlib.

À la plume, puis à l’aquarelle, il donne naissance à un univers tantôt féérique, tantôt lugubre, volontiers loufoque.

Surtout, les illustrations demandent elles aussi au lecteur d’être attentif. Détails, indices et anachronismes se cachent dans les images.

Il faut regarder.

Chercher.

Repérer ce qui cloche.

Parce que dans ce grimoire, même les yeux peuvent parfois aller un peu trop vite.

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Garder les dragons. Ajouter quelques questions.

Destiné aux enfants dès 9 ans, Le Grimoire farfelu des croyances du Moyen Âge s’adresse particulièrement aux jeunes lecteurs attirés par les histoires, les créatures fantastiques, le Moyen Âge, l’humour et les livres illustrés, mais aussi à ceux qui aiment chercher des indices et démêler le vrai du farfelu.

Parents, enseignants, documentalistes, bibliothécaires, médiathécaires et libraires jeunesse peuvent également y trouver un ouvrage qui fait dialoguer :

  • Plaisir de lecture et culture générale ;
  • Histoire et imaginaire ;
  • Observation et humour ;
  • Merveilleux et esprit critique.

Car Nathalie Defert ne propose pas aux enfants de choisir leur camp entre celui qui rêve et celui qui vérifie.

Elle leur propose de faire les deux.

De continuer à aimer les dragons.

Et de se demander : « Comment le sait-on ? »

Informations pratiques

Le Grimoire farfelu des croyances du Moyen Âge, de Nathalie Defert (autrice) et Nicolas Vaast (illustrateur)

  • Éditions du Cabardès ;
  • Parution : novembre 2026 ;
  • Dès 9 ans – 96 pages ;
  • Prix : 18,90 € TTC ;
  • ISBN : 978-2-919625-94-9.

En savoir plus

Où trouver le livre : https://www.editions-du-cabardes.fr/produit/le-grimoire-farfelu-des-croyances-du-moyen-age/

Site web : https://www.editions-du-cabardes.fr/

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