Trop d’empathie épuise, trop peu divise : dans son livre “Faire de l’empathie une force” (Dunod), Sophie Clergue trace une troisième voie

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Parution le 21 octobre 2026 – Prix : 19,90 € – Éditions Dunod

Il y a ceux qui absorbent les tensions, devinent les attentes, prennent sur eux et acceptent encore lorsque tout en eux réclame une limite. Et ceux qui, pour ne plus être atteints, choisissent la distance, le contrôle ou la rigidité.

Deux stratégies apparemment opposées, mais une même issue possible : des relations qui s’abîment, une énergie qui s’épuise et un rapport à soi qui se fragilise.

Après dix-sept années d’accompagnement et plus de 1 000 personnes suivies, Sophie Clergue porte un autre regard sur cette mécanique.

L’empathie, explique-t-elle, n’est pas le problème. La difficulté vient de la place qui lui est accordée et du leadership de soi qui doit permettre de l’orienter.

Dans Faire de l’empathie une force, à paraître le 21 octobre 2026 aux Éditions Dunod, elle ouvre une troisième voie : l’« empathie verticale ».

Une manière de rester relié aux autres sans se quitter soi-même, de comprendre sans cautionner, de poser ses limites sans culpabiliser et de tenir un cap sans se barricader ni renoncer à son humanité.

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Le problème n’est pas l’empathie, mais la place qu’on lui donne

L’empathie est souvent décrite comme une qualité que chacun posséderait en quantité variable. Sophie Clergue déplace la question : l’enjeu n’est pas seulement d’avoir « trop » ou « pas assez » d’empathie, mais d’apprendre à s’en servir avec discernement.

Mal accordée, elle peut conduire à deux dérives.

D’un côté se trouve le « contenteur ». Il perçoit les émotions et les besoins des autres, s’adapte en permanence et cherche à préserver l’harmonie. Il dit oui pour ne pas décevoir, porte les difficultés de son équipe ou de ses proches et finit par oublier ses propres limites.

De l’autre se trouve le « bunker ». Pour ne plus être envahi, blessé ou déstabilisé, il érige des protections. Il se coupe progressivement de ce qu’il ressent, tient les autres à distance et privilégie la maîtrise. Cette armure le protège, mais elle peut aussi affaiblir la qualité du lien et l’isoler.

Deux réflexes de survie, deux façons de perdre sa juste place dans la relation.

Entre le bunker et le contenteur, une ligne de crête

L’empathie verticale ne demande ni de devenir moins sensible ni de se rendre disponible à tout. Elle consiste à rester simultanément en lien avec soi et avec l’autre.

Cette posture repose sur une articulation déterminante : l’empathie permet de percevoir et de comprendre ; le leadership de soi aide à discerner, choisir et agir. L’une ouvre la relation, l’autre empêche de s’y dissoudre.

Elle permet notamment :

  • D’entendre une émotion sans l’absorber ;
  • De comprendre un besoin sans devoir le satisfaire ;
  • De poser une limite sans rompre le lien ;
  • De traverser un désaccord sans se fermer ni s’effacer ;
  • De prendre une décision en tenant compte des autres sans leur abandonner son propre cap.

« Nous avons parfois tellement peur de blesser, de décevoir ou de perdre le lien que nous finissons par nous perdre nous-mêmes. À l’inverse, nous pouvons apprendre à nous protéger en nous coupant de ce que nous ressentons, perdant aussi accès à la connexion qui rend les groupes et les équipes solidaires. L’empathie verticale permet de retrouver une juste place dans la relation, avec soi comme avec les autres, et de contribuer beaucoup plus efficacement dans les projets. » explique Sophie Clergue, autrice de Faire de l’empathie une force et créatrice de SOPHIA.

Dans l’intimité comme au bureau, la même question : où est ma juste place ?

La grille de lecture proposée par Sophie Clergue traverse aussi bien la vie personnelle que le travail. Elle éclaire ces conversations qui continuent de bouleverser plusieurs heures après avoir pris fin, ces conflits que l’on évite pour préserver la paix ou ces décisions qui deviennent impossibles lorsque les attentes d’autrui occupent tout l’espace.

Dans l’entreprise, l’enjeu prend une résonance particulière. Un cadre ou un dirigeant doit pouvoir comprendre ses collaborateurs, percevoir les tensions et entretenir la coopération, tout en assumant des arbitrages et une direction. Trop de distance fragilise la confiance. Trop d’absorption émotionnelle brouille le jugement et épuise.

L’empathie verticale devient alors une façon d’exercer un leadership à la fois humain et solide : écouter sans céder sur tout, accueillir sans porter à la place de l’autre, décider sans se couper du collectif.

Julia et Thomas, ou l’empathie au ras de la vie

À travers les parcours de Julia et Thomas, deux personnages inspirés de situations réelles, Faire de l’empathie une force rend visibles des mécanismes souvent difficiles à identifier chez soi.

Le lecteur observe comment se construisent les réflexes d’effacement ou de fermeture, comment ils influencent les relations et comment une autre posture peut émerger. Ces récits accompagnent une méthode en cinq étapes conçue pour aider chacun à sortir de ses automatismes et à trouver une plus juste dose d’empathie.

L’ouvrage ne réduit donc pas le sujet à une disposition personnelle. Il l’aborde comme une posture qui se travaille et s’ajuste, dans la vie quotidienne comme dans l’exercice des responsabilités professionnelles.

Un livre longtemps empêché par une étiquette trop étroite

Sophie Clergue s’intéresse à l’empathie depuis l’enfance : dès cinq ans, ses expatriations au Portugal, puis au Pérou, l’amènent à observer les différences culturelles, les injustices et les façons de percevoir le monde.

Avant Dunod, elle avait été approchée à plusieurs reprises pour écrire sur l’hyperempathie et l’hypersensibilité au travail, le terrain sur lequel elle s’était fait connaître ces dernières années. Mais elle voulait réunir l’ensemble de ses travaux : un manifeste autour de la puissance de l’empathie et du leadership empathique, envisagés comme un art de vivre et de contribuer qui dépasse le cadre de l’entreprise.

Lorsque Dunod l’a contactée à nouveau sur le sujet de l’hypersensibilité au travail, elle a proposé sa vision de l’empathie. Présenté en commission, le projet a suscité un fort engouement : pour l’équipe éditoriale, le moment était venu de porter un tel sujet.

Le livre condense ainsi une méthode élaborée au fil de dix-sept années de pratique auprès de particuliers, de professionnels, de cadres et de dirigeants.

SOPHIA : quand la lecture rencontre la situation qui déborde

Parce qu’un principe compris ne devient pas automatiquement un réflexe, Sophie Clergue prolonge la méthode du livre avec SOPHIA, une application conversationnelle accessible à tous.

Lorsqu’une situation relationnelle ou émotionnelle devient difficile, SOPHIA aide l’utilisateur à identifier ce qui se joue, à revenir à sa juste place et à envisager une manière d’agir qui respecte à la fois soi-même et l’autre. Elle rend la pratique de l’empathie verticale disponible au moment où le besoin apparaît.

L’application fait déjà l’objet d’une installation pilote en groupe autour de deux enjeux devenus centraux pour les organisations : la prévention des risques psychosociaux et la santé mentale. Cette expérimentation inscrit SOPHIA dans une ambition plus large : diffuser l’empathie verticale au-delà du livre et en faire une ressource mobilisable dans la vie professionnelle.

Sophie Clergue : dix-sept ans pour replacer l’empathie à la verticale

Ingénieure de formation, ancienne gymnaste de haut niveau et fondatrice d’Amescience, Sophie Clergue accompagne depuis 2009 des particuliers, professionnels, cadres et dirigeants sur les enjeux relationnels, émotionnels et de leadership. Plus de 1 000 personnes ont bénéficié de ses accompagnements.

Elle anime une communauté de plus de 75 000 personnes sur LinkedIn, Instagram et Facebook autour de ses travaux sur l’empathie et le leadership de soi. Conférencière, elle s’est notamment exprimée dans Les Échos, ELLE, BFM TV, Le Huffington Post et France 3. Elle est également la créatrice de SOPHIA.

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Les rendez-vous à retenir

  • 21 octobre 2026 : parution de Faire de l’empathie une force aux Éditions Dunod ;
  • Samedi 21 novembre 2026 : séance de dédicace à la librairie Goulard, 37 cours Mirabeau, à Aix-en-Provence ;
  • Décembre 2026 : conférence et séance de dédicace sur le thème « Faire de l’empathie une force stratégique pour les dirigeants de demain », destinées aux dirigeants de la région PACA. Date à confirmer.

Infos Pratiques

  • Titre : Faire de l’empathie une force ;
  • Auteure : Sophie Clergue ;
  • Éditions : Dunod ;
  • Nombre de pages : 224 ;
  • Date de sortie : 21 octobre 2026.

En savoir plus

Site web : https://sophie-clergue.com/

Accéder à SOPHIA : https://sophiaclarity.com/

Facebook : https://www.facebook.com/SophieClergueAmescience/

Instagram : https://www.instagram.com/sophie.clergue.amescience

Linkedin : www.linkedin.com/in/sophieclergue

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