Après KIGNON, Handi-gaspi veut embarquer toute une filière pour transformer l’industrie agroalimentaire

Après cinq ans à démontrer son modèle avec KIGNON et plusieurs expérimentations industrielles, Handi-gaspi change d’échelle. Son ambition : fédérer toute une filière pour transformer les pertes alimentaires et les talents mis de côté en nouvelles sources de valeur économique, sociale et environnementale.

Le 18 juin dernier, Handi-gaspi réunissait 15 industriels agroalimentaires autour d’une même table. Certains sont concurrents le reste de l’année. Pendant quelques heures, ils ont pourtant partagé leurs problématiques, leurs gisements, leurs freins et leurs pistes de solutions autour de deux enjeux que l’industrie traite encore trop souvent séparément : la valorisation des ressources alimentaires et l’inclusion.

À l’origine de cette rencontre : les trois fondatrices de Handi-gaspi, également à l’origine de la marque de biscuits KIGNON. Leur conviction : les défis auxquels fait face l’industrie agroalimentaire ne pourront pas être résolus entreprise par entreprise. Pour changer réellement d’échelle, il faut faire filière.

Le 18 juin, nous avons vu des industriels qui peuvent être concurrents le reste de l’année partager leurs problématiques, leurs gisements et leurs idées. Cela a renforcé une conviction que nous avions depuis plusieurs mois : si chacun cherche des solutions seul dans son usine, nous avancerons lentement. Si nous mettons en commun les ressources, les expertises et les solutions, nous pouvons démultiplier l’impact. 

Katia Tardy, cofondatrice de Handi-gaspi

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KIGNON était le modèle. Handi-gaspi veut désormais changer d’échelle.

L’histoire a commencé il y a cinq ans avec une idée simple : donner de la valeur à ce qui était mis de côté.

D’un côté, du pain destiné à être jeté. De l’autre, des personnes en situation de handicap encore trop souvent éloignées de l’emploi.

Les trois ingénieures agroalimentaires en ont fait KIGNON, une marque de biscuits qui associe revalorisation alimentaire, gourmandise et inclusion. Une première démonstration qu’un autre modèle était possible.

Mais ces derniers mois, un nouveau mouvement s’est enclenché : des industriels ont commencé à solliciter Handi-gaspi pour appliquer cette approche à leurs propres usines et à leurs propres gisements.

Pendant neuf mois, Tipiak, Daunat et So Fast So Good ont ainsi servi de terrains d’expérimentation. Avec une question :

Et si le modèle testé avec KIGNON pouvait devenir un modèle pour toute l’industrie agroalimentaire ?

Des coques de macarons et des talons de pain de mie deviennent un granola

La réponse est déjà concrète. De ces premières expérimentations est notamment né un granola Handi-gaspi composé à 65 % de matières revalorisées, qui sera lancé en Septembre 2026.

Coques de macarons issues de la production de Tipiak, talons de pain de mie de Daunat et autres matières revalorisées provenant d’industriels partenaires ont été réunis dans un même produit. Le granola est fabriqué chez Tipiak, en impliquant des personnes en situation de handicap.

Le déchet de l’un peut devenir la ressource de l’autre. Et l’inclusion peut être pensée dès la conception du projet industriel. 

L’enjeu n’est donc plus seulement de réduire le gaspillage. Il est de repenser la façon dont une filière utilise ses ressources et ses talents.

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Un projet d’entreprise, pas seulement un projet RSE

C’est précisément ce qui distingue l’approche Handi-gaspi. La démarche ne s’adresse pas uniquement aux directions RSE : elle mobilise simultanément les équipes industrielles, la R&D, les achats, les RH, le marketing, ainsi que les directions générales et financières.

Un même projet industriel peut ainsi produire trois formes de valeur : économique, sociale et environnementale.

Nous voulons sortir d’une vision dans laquelle l’anti-gaspi et le handicap seraient uniquement des sujets RSE. Une matière gaspillée représente un coût. Un gisement revalorisé peut devenir une ressource. Un nouveau produit peut générer du chiffre d’affaires. Et une démarche inclusive peut aussi fédérer les salariés. Handi-gaspi doit être un projet d’entreprise ! 

Faire filière plutôt que multiplier les initiatives isolées

L’atelier du 18 juin a également fait émerger un autre constat : les solutions existent parfois déjà, mais elles restent enfermées dans les entreprises.

Un industriel dispose d’un gisement. Un autre possède peut-être le procédé permettant de le transformer. Un troisième cherche précisément cette matière. Un acteur du handicap dispose des compétences nécessaires.

> Handi-gaspi veut devenir le trait d’union entre ces acteurs.

La démarche repose progressivement sur trois piliers complémentaires :

UNE COMMUNAUTÉ — pour partager gisements, solutions, expertises et retours d’expérience ;

UNE MÉTHODE DE TRANSFORMATION — pour accompagner les industriels depuis l’identification d’une opportunité jusqu’à son développement et son industrialisation ;

UNE CAUTION HANDI-GASPI — destinée à rendre visibles les produits qui répondent à un référentiel exigeant en matière de revalorisation alimentaire et d’inclusion.

L’objectif : faire émerger un standard capable de dépasser les initiatives individuelles pour transformer progressivement toute une filière.

Réenchanter ce qui était mis de côté

Derrière ce changement d’échelle, Handi-gaspi conserve la même intuition que celle qui avait donné naissance à KIGNON cinq ans plus tôt :

Ce qui est mis de côté n’a pas perdu sa valeur.

Matières déclassées, coproduits et pertes alimentaires d’un côté. Talents et compétences insuffisamment valorisés de l’autre. Handi-gaspi veut désormais donner à l’industrie les moyens de les regarder autrement.

Nous avons commencé avec du pain destiné à être jeté et des biscuits. C’était notre démonstration. Aujourd’hui, nous voulons aider les industriels à transformer leurs pertes alimentaires en nouvelles sources de valeur économique, sociale et environnementale. Et surtout, nous voulons le faire collectivement. Parce que pour changer une usine, on peut agir seul. Pour révolutionner une industrie, il faut embarquer toute une filière. 

À propos de Handi-gaspi

Créée en 2021 par trois ingénieures agroalimentaires, Katia Tardy, Louise Doulliet et Alix Guyot, Handi-gaspi développe depuis cinq ans un modèle associant revalorisation de ressources alimentaires et inclusion de personnes en situation de handicap.

Sa marque KIGNON a servi de premier démonstrateur de cette démarche à travers des biscuits fabriqués notamment à partir de pain revalorisé, par des biscuitiers en situation de handicap.

Après plusieurs expérimentations menées avec des industriels agroalimentaires, Handi-gaspi ouvre aujourd’hui son modèle à l’ensemble de la filière avec une ambition : croquer les codes de l’industrie agroalimentaire pour la rendre plus solidaire et plus circulaire.

 En savoir plus :

Site web : https://kignon.fr/

LinkedIn :

https://www.linkedin.com/in/katia-tardy/

https://www.linkedin.com/company/la-biscuiterie-handi-gaspi/?viewAsMember=true

Instagram : https://www.instagram.com/kignon_biscuits/?hl=fr

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