Victor, rêveur infatigable : quand les souvenirs d’un enfant de Bordeaux deviennent un livre à lire, à compléter et à transmettre

Il y a des vies qui ne demandent pas à devenir exceptionnelles pour mériter d’être racontées. Elles tiennent dans une rue, un marché, un métier appris tôt, une voix de parent, un trajet à vélo, une odeur de soupe, un éclat de rire, une bêtise d’enfant, une lumière sur Bordeaux. Elles disent quelque chose de l’époque, mais aussi de ce qui traverse les générations : la débrouille, l’attachement aux lieux, le goût des mots, l’apprentissage de l’autonomie, la force des souvenirs simples.

C’est cette mémoire-là que les éditions Perspective souhaitent porter avec Victor, rêveur infatigable, un projet éditorial en deux tomes à paraître en septembre 2026 : Mémoire d’enfance et Mémoire d’adolescence.

Le récit suit Victor, double littéraire de Michel Lachaize, né dans les années 1950 à Bordeaux, au sein d’une famille de forains aux racines antillaises côté maternel et auvergnates côté paternel.

Mais le livre ne s’arrête pas au parcours de Victor. Il tend la main au lecteur. Après chaque chapitre, une page blanche lui permet de noter ses propres souvenirs en écho.

De l’autobiographie naît alors un objet de transmission, à mi-chemin entre récit littéraire et journal personnel.

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Avant les pages blanches, deux vies qui s’ouvrent : celle de Victor, puis celle du lecteur

Victor, rêveur infatigable se construit comme un diptyque de mémoire :

  • Le premier tome, Mémoire d’enfance, ouvre la porte d’un Bordeaux populaire des années 1950, vu à hauteur d’enfant ;
  • Le second, Mémoire d’adolescence, suit Victor au moment où il quitte peu à peu l’insouciance pour entrer dans le monde du travail, de l’apprentissage et de l’autonomie.

Ces deux volumes ne racontent pas une destinée spectaculaire. Ils racontent mieux que cela : une vie ordinaire rendue précieuse par la précision des souvenirs. Une vie traversée par les marchés, la Garonne, les étals de mercerie, les quartiers, les métiers, les rencontres, les figures pittoresques, les gestes que l’on apprend en silence et les scènes qui restent.

À travers Victor, c’est tout un monde populaire qui réapparaît. Un monde où l’enfance se vit dehors, où l’on observe les adultes, où les conversations de marché valent parfois leçon de vie, où l’on grandit au contact des lieux, des autres et du travail.

Tome 1, Mémoire d’enfance : Bordeaux à hauteur d’enfant, entre marchés, rires et premières échappées

Le premier tome rassemble quarante-sept histoires courtes, vivantes et indépendantes, que le lecteur peut lire dans l’ordre ou piocher au gré de ses envies. Victor y grandit dans le Bordeaux populaire des années 1950, entre les marchés où travaillent ses parents, les rues de quartier, les voix, les odeurs, les jeux et les petites scènes qui façonnent une enfance.

Chaque chapitre fonctionne comme une porte entrouverte sur un souvenir : une image, une bêtise, une rencontre, une sensation, un éclat de vie. Sans nostalgie appuyée, l’écriture restitue l’humour, la tendresse et l’énergie d’un enfant curieux, observateur, rêveur, capable de faire du quotidien un terrain d’aventure.

Tome 2, Mémoire d’adolescence :  l’apprenti Victor, ou l’âge d’apprendre sa place

Dans le second tome, qui compte également quarante-six récits courts, Victor quitte peu à peu le territoire de l’enfance pour entrer dans celui de l’apprentissage. Il découvre les chantiers, les ateliers, les patrons, les compagnons de route, les exigences du métier et les règles implicites d’un monde professionnel populaire.

Ce volume donne au diptyque une autre profondeur : celle du passage vers l’autonomie. L’adolescence y apparaît comme une école concrète de la vie, faite de gestes, d’efforts, de rencontres et d’observation. Victor y apprend un métier, mais aussi une manière de tenir debout, de trouver sa place et de gravir les barreaux de l’échelle sociale, au sens propre comme au sens figuré.

Michel conte, Michelle écrit : une mémoire orale devenue littérature

Derrière Victor, il y a Michel Lachaize, « l’homme derrière Victor ». Ses souvenirs, transmis de vive voix à Michelle Lachaize, constituent la matière première de ces deux ouvrages. Michelle en est la plume : celle qui écoute, choisit, cadence, reformule sans trahir, transforme l’anecdote en récit.

Institutrice en CP pendant des années, Michelle Lachaize a toujours entretenu un lien fort avec les mots. Elle aime écrire, excelle dans l’orthographe, porte une attention particulière à la musicalité de la langue. Son écriture est vive, drôle, sensorielle. Elle ne cherche pas l’effet littéraire appuyé : elle donne à voir, à entendre, à sentir. Le lecteur perçoit les rues, les cris des enfants, la lumière de Bordeaux, l’énergie du marché, les gestes du quotidien.

Le projet est né de sa rencontre avec Gisèle Henriot, fondatrice des éditions Perspective. Michelle Lachaize possédait de courts textes souvenirs, mais n’osait pas les publier, par humilité.

Gisèle Henriot a été séduite par la richesse du vocabulaire, la brièveté des textes et leur accessibilité. Elle a convaincu Michelle Lachaize de porter ces souvenirs au public. Le résultat : un récit à deux voix, entre parole confiée et écriture travaillée.

La page blanche : l’idée simple qui change tout

La singularité majeure de Victor, rêveur infatigable tient à son concept éditorial : après chaque chapitre, une page blanche est laissée au lecteur.

Cette page n’est pas un silence. Elle est une invitation. Elle propose au lecteur de prolonger l’histoire de Victor par la sienne : un souvenir d’enfance, une scène d’école, une rue disparue, un métier, une personne aimée, un départ, une fête, une odeur, une phrase entendue autrefois.

Le livre devient alors un objet actif. Il ne se contente pas d’être lu : il se complète, se personnalise, se transmet. Le lecteur n’est plus seulement destinataire d’une mémoire ; il devient auteur de la sienne.

Ce dispositif peut trouver sa place dans plusieurs usages :

  • En famille, comme cadeau porteur de sens pour un anniversaire, une fête des grands-mères ou des grands-pères ;
  • Auprès des seniors, pour raviver des souvenirs heureux ;
  • En EHPAD, accueil de jour ou association senior, comme support d’atelier mémoire ;
  • En médiathèque ou en mairie, dans des projets de transmission intergénérationnelle ;
  • En comité d’entreprise ou mutuelle, notamment autour du départ à la retraite ;
  • Dans des lycées d’apprentissage, en lien avec le parcours de Victor.

Un livre pensé pour être lu sans effort, gardé longtemps, transmis facilement

Les éditions Perspective ont également porté une attention particulière à l’objet lui-même. Le confort de lecture étant essentiel pour un public senior, l’ouvrage adopte un format à l’italienne 210 x 148 mm, avec une présentation aérée et une police en corps 14, plus grande que dans les ouvrages habituels.

Ce choix n’est pas seulement pratique. Il accompagne l’esprit du projet : laisser respirer le texte, rendre la lecture accessible, donner toute sa place à l’écriture du lecteur. Le format ouvert, 420 x 148 mm, permet à l’objet de devenir un espace de lecture et de mémoire.

Les éditions Perspective : faire de la transmission une matière éditoriale

Petite maison d’édition indépendante créée par Gisèle Henriot, les éditions Perspective publient majoritairement des ouvrages jeunesse à visée éducative, mais aussi des récits de vie et de partage. La maison défend une conviction forte : la mémoire et la transmission intergénérationnelle constituent un socle pour se construire et grandir.

Avec Victor, rêveur infatigable, elle poursuit cette ligne en donnant une forme concrète à ce qui relie les âges : les mots, les souvenirs, les expériences, les gestes, les petites choses accumulées qui font penser, évoluer et grandir.

Comme l’écrit Michelle Lachaize : « Histoires à lire avec des yeux de caméléon : un œil tourné vers le passé et l’autre, dirigé vers l’à venir. »

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Informations pratiques

Victor, rêveur infatigable, de Michel et Michelle Lachaize

  • ISBN tome 1 : 978-2-494107-43-4 ;
  • ISBN tome 2 : 978-2-494107-44-1 ;
  • Format fermé : 210 x 148 mm ;
  • Format ouvert : 420 x 148 mm ;
  • Fabrication : lecture à l’italienne, dos carré collé P.U.R ;
  • Prix : 18,50 € l’unité ;
  • Parution : 7 septembre 2026.
    Précommande disponible dès août sur le site des éditions Perspective : toute commande passée avant la parution recevra un exemplaire dédicacé, livré à la mi-septembre 2026.

En savoir plus

Site web : https://lalanguedeslivres.eu/perspective/

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