Déjà plus de 9 500 spectateurs : Victoire et le Secret des Terres de Meuse transforme une légende lorraine en aventure populaire

Il y a des territoires que le cinéma filme comme des paysages, et d’autres qu’il révèle comme des forces. Dans Victoire et le Secret des Terres de Meuse, la Lorraine et la Meuse ne sont pas seulement le décor d’une chasse au trésor : la région devient un village d’enfance, le lieu où l’on revient, le point d’ancrage d’une mémoire familiale et collective.

À travers elle, c’est une Lorraine plus profonde qui affleure, faite de pudeur, de ténacité et de solidarité dans les moments difficiles.

Ce fil invisible régional traverse tout le film. Il explique aussi, en partie, son écho au-delà de son département d’origine.

Premier long métrage de Baptiste Kasprowicz, Victoire et le Secret des Terres de Meuse a déjà rassemblé plus de 9 500 spectateurs dans 20 salles. Tourné en 21 jours avec un budget de 60 000 euros, sans acteurs connus ni lancement national massif, ce film d’aventure familial poursuit désormais sa progression en Lorraine et dans le Grand Est, porté par un bouche-à-oreille qui confirme la capacité d’un récit régional à toucher un public large.

Car derrière le mystère, les indices et la légende médiévale liée au roi Lothaire, le film raconte une valeur plus universelle : la nécessité de se tenir ensemble lorsque les liens s’effilochent. Une valeur lorraine, profondément enracinée dans le récit, et plus que jamais nécessaire à raconter.

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La Meuse comme village de l’enfance, la Lorraine comme ligne de force

Victoire est une jeune adulte parisienne en conflit avec son père. Lorsqu’elle revient passer ses vacances en Meuse, ce retour n’a rien d’un refuge apaisé. Il ressemble plutôt à une confrontation avec ce qu’elle a laissé derrière elle : une famille, des silences, une histoire, des lieux dont elle s’est éloignée.

La menace qui pèse sur la maison de sa grand-mère change la nature de ce retour. Pour tenter de la sauver, Victoire doit se lancer dans une quête inattendue : découvrir le Secret des Terres de Meuse.

Le point de départ est intime, presque domestique : une maison à préserver. Mais très vite, cette maison devient plus qu’un bien familial. Elle incarne un héritage, un attachement, une mémoire commune. Elle fait surgir une question simple et puissante : que reste-t-il d’un territoire, d’une famille, d’une histoire, si l’on cesse de se battre pour ce qui nous relie ?

C’est là que le film déploie sa dimension lorraine. La Meuse y représente le village de l’enfance, mais elle ouvre sur une identité plus vaste : celle d’une région où la solidarité ne s’énonce pas forcément, mais se manifeste dans l’action, dans la présence, dans la capacité à répondre quand une difficulté survient.

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Un secret à chercher, une solidarité à retrouver

La chasse au trésor structure le film et donne au récit son rythme. Les indices, les lieux à décrypter, les énigmes et la légende installent une aventure accessible, familiale, immédiatement lisible. Mais le véritable mouvement du film est plus profond.

Ce que Victoire cherche n’est pas seulement un trésor. Elle cherche ce qui peut encore sauver une maison, réconcilier une famille, redonner du sens à un héritage qu’elle croyait lointain. À mesure qu’elle avance, le film fait apparaître cette force discrète qui anime les habitants, les lieux et les liens.

Cette solidarité lorraine se lit notamment dans :

  • La volonté de préserver une maison familiale menacée, lieu de mémoire autant que refuge affectif ;
  • La manière dont les personnages se rapprochent lorsque l’épreuve impose de ne plus avancer seuls ;
  • La présence d’un territoire qui ne se contente pas d’abriter l’intrigue, mais semble accompagner la quête ;
  • La transmission d’un héritage qui dépasse les objets, les murs et les souvenirs pour devenir une manière d’être ensemble.

Cette dimension donne au film une résonance particulière. À une époque où les liens collectifs peuvent sembler fragilisés, Victoire et le Secret des Terres de Meuse remet au centre du récit une valeur simple, presque évidente, mais rarement racontée avec cette articulation entre aventure, territoire et émotion familiale : on ne traverse pas les épreuves seul.

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De Lothaire à la Lorraine, une légende pour relier les temps

L’intrigue s’appuie sur une légende médiévale associée au roi Lothaire, figure historique dont le territoire englobait la partie centrale de l’Europe actuelle. Cette référence donne au film une profondeur singulière. Elle relie l’aventure contemporaine à une mémoire plus ancienne, inscrite dans les lieux, les noms, les pierres et les paysages.

Elle résonne aussi avec l’origine de la Lorraine, héritière de la Lotharingie. Ce lien n’est pas seulement historique : il donne au récit une portée symbolique. Le secret que Victoire cherche à déchiffrer traverse les époques. Il fait dialoguer l’histoire familiale, la mémoire régionale et une légende qui rappelle que les territoires conservent souvent, sous leurs apparences quotidiennes, des récits plus vastes que ceux que l’on croit connaître.

Le film ne transforme pas cette matière historique en leçon. Il l’inscrit dans l’aventure. Les monuments, les paysages, les architectures et les communes traversées deviennent autant de fragments d’enquête. La Meuse n’est pas filmée comme une carte postale : elle est un territoire à lire.

L’aventure populaire retrouve l’accent des lieux réels

Pour fédérer un public large, Victoire et le Secret des Terres de Meuse choisit un genre immédiatement rassembleur : la chasse au trésor. Le film s’inscrit dans un imaginaire partagé, capable de parler aux familles, aux spectateurs de plus de 35 ans, aux amateurs d’énigmes, de patrimoine et de récits initiatiques.

Ses références revendiquées dessinent cette filiation populaire :

  • Les Goonies, pour l’aventure de jeunesse et le goût de l’exploration ;
  • Da Vinci Code, pour l’enquête historique et les signes à décrypter ;
  • Indiana Jones et Benjamin Gates, pour le lien entre mystère, patrimoine et découverte.

Mais le film ramène ces codes à une échelle plus proche, plus sensible, plus territoriale. Ici, l’aventure ne repose pas sur la démesure. Elle naît d’une maison menacée, d’un village d’enfance, d’un lien familial abîmé, d’une légende qui circule sous les routes d’aujourd’hui. C’est cette proximité qui lui permet de toucher au-delà de la Meuse : le récit est local dans ses lieux, mais universel dans ce qu’il raconte.

Une production serrée, une énergie collective

Le parcours du film est d’autant plus remarquable qu’il repose sur une économie de production indépendante. Réaliser un long métrage d’aventure d’1 h 32 en 21 jours de tournage, avec un budget de 60 000 euros, suppose une préparation précise et une mobilisation collective importante.

Le projet réunit :

  • 12 acteurs ;
  • 300 figurants ;
  • 66 techniciens ;
  • 8 villes traversées ;
  • 20 lieux de tournage intégrés au récit ;
  • entre 15 et 20 plans tournés par jour.

Le tournage s’est déroulé majoritairement entre le 10 et le 25 août 2024. Entre l’idée initiale et la projection en salle, 34 mois se sont écoulés : un temps long, fait d’écriture, de repérages, d’organisation et de coordination.

La naissance du film s’inscrit elle aussi dans une dynamique collective. En décembre 2022, l’association Placieux Production a été lauréate du budget participatif « Ma Fameuse Idée », avec une subvention de 28 400 euros accordée par le département de la Meuse. Le scénario a été coécrit par Baptiste Kasprowicz et Yann Calesse, tous deux originaires de Verdun. L’équipe mêle professionnels expérimentés, passionnés issus en partie du Grand Est et profils débutants, dans une logique de transmission et de partage des compétences.

Avant même d’être une aventure à l’écran, le film est donc une aventure de fabrication.

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De salle en salle, la Lorraine reconnaît son récit

Avec plus de 9 500 spectateurs dans 20 salles, le film confirme qu’un récit né en région peut trouver un écho plus large lorsqu’il touche à des émotions partagées. Sa progression en Lorraine et dans le Grand Est traduit l’intérêt du public pour une œuvre hors-cadre, indépendante, familiale, mais aussi profondément ancrée dans une identité régionale.

Les prochaines projections annoncées sont :

  • Sarreguemines : jeudi 28 mai à 20h00 ;
  • Neufchâteau, Cinéma Néopolis : 28 mai à 14h30, 31 mai à 16h10, 1er juin à 20h45 et 2 juin à 14h30 ;
  • Saint-Dizier, Ciné Quai : samedi 6 juin à 18h30 ;
  • Saint-Dié-des-Vosges, Nova Ciné : dimanche 7 juin à 16h30 ;
  • Conflans-en-Jarnisy, Cinéma Jean Vilar : mardi 9 juin à 20h30, samedi 13 juin à 20h30 et dimanche 14 juin à 17h00 ;
  • Sérémange : vendredi 12 juin à 20h30 et samedi 13 juin à 16h00 ;
  • Haguenau, Megarex : lundi 22 juin à 20h15 ;
  • Gérardmer, MCL : vendredi 26 juin à 18h00 ;
  • Thionville, La Scala : samedi 27 juin (horaire non précisé sur l’image) ;
  • Audun-le-Tiche, MJC : dimanche 28 juin à 15h00 et lundi 29 juin ;
  • Saint-Avold : date non précisée ;
  • Vittel : jeudi 31 juillet à 20h00 et vendredi 1er août à 15h00.

L’objectif est désormais de poursuivre cette propagation, avec l’ambition de faire voyager le film dans toute la France.

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Un film régional, une valeur universelle

La trajectoire de Victoire et le Secret des Terres de Meuse tient à son équilibre. Le film raconte un territoire précis, des lieux réels, une légende liée à Lothaire et une mémoire lorraine. Mais il touche plus largement parce qu’il parle d’un besoin commun : préserver ce qui relie, retrouver le sens de l’entraide, comprendre qu’une famille, une maison ou un territoire ne se sauvent jamais seuls.

En faisant de la Meuse le village de l’enfance et de la Lorraine la force invisible du récit, Baptiste Kasprowicz signe un film d’aventure familial qui remet la solidarité au cœur de l’émotion. Un film né localement, mais dont le message dépasse largement ses frontières.

En savoir plus

Site web : https://victoire-lefilm.fr/

Le Biosite : https://bio.site/victoireetlesecretdesterres

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Linkedin : https://www.linkedin.com/in/baptiste-kasprowicz-b3374885/

 

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