Blanchiment d’argent autour de la succession Trenet

Communiqué de presse PDF Communiqué de presse DOC     

D’un surendettement à une issue de secours conçue par ses conseils.

À son décès, le 19 février 2001, Charles Trenet laisse derrière lui un immense héritage culturel et artistique ainsi qu’un patrimoine de plusieurs millions d’euros qui reviendra à G. ElAssidi, son ex-chauffeur.

Rappelons que le neveu et la sœur de l’artiste n’ont rien reçu du chanteur.

Suite à ses problèmes d’argent dus à une mauvaise gestion de l’héritage et à ses dépenses “princières” notamment pour l’achat de véhicules de luxe et autres investissements jusqu’en 2006, G. ElAssidi, conseillé par son avocat et son expert-comptable, cède l’ensemble de ses biens nantis et hypothéqués, ainsi que l’ensemble de son passif, à la société NEST.

En contrepartie, il obtient 70% des parts de la société et perçoit 1.500.000€ sur 5 ans. Celle-ci, basée au Danemark, est composée de M. Johan Schlüter, spécialiste en droit d’auteur, de l’avocat de M. G. ElAssidi, l’avocat André Schmidt également spécialiste en la matière et de son expert-comptable Vincent Barbry. Si la société souhaite naturellement contrôler la prodigalité de G. ElAssidi, elle se donne surtout pour objectif dans ses statuts de promouvoir et développer l’œuvre de Charles Trenet.

En février 2007, coup de théâtre ! G. ElAssidi, après avoir perçu un premier versement de 210 000€, revient sur ses engagements et devant le Tribunal de Grande Instance de Paris conteste uniquement la cession des droits. Par jugement du 12 septembre 2008, il est débouté et condamné à mieux se pourvoir devant l’institut d’arbitrage de Copenhague.

charles-trenet

G. ElAssidi s’inscrit au RSA tout en percevant plus de 2 millions d’euros.

L’ex-chauffeur de Charles Trenet, qui s’est inscrit au RSA, a introduit plus de 30 procédures civiles qui ont échoué, avant de s’engager dans de multiples procédures pénales : plainte pour faux-bail, escroquerie, vol de documents, vol de bibelots. Bref, la liste est longue. Toutes se sont soldées par des relaxes ou des classements sans suite.

Inutile de se demander comment G. ElAssidi aurait financé ces procédures engagées : Gérard Davoust, président d’honneur de la SACEM, a avoué à la police financière avoir versé plus de 571.000 € à G. ElAssidi.

Dans ses déclarations d’impôt, G. ElAssidi annonce n’avoir aucun revenu, alors que les revenus SACEM sur la période, estimés à la somme colossale 2 millions d’euros, lui ont été versés sur son compte à la banque 1818.

 

CT1

 

Ce n’est qu’en 2014 qu’une des plaintes aboutit en première instance et condamne deux dirigeants de NEST, absents le jour de l’audience, écartant les véritables concepteurs du montage, ses conseils. Les dirigeants de NEST interjettent aussitôt appel de cette décision.

La société NEST, qui avait compris le rôle de cet homme de l’ombre, instigateur de ces affaires depuis son début, avait déposé une plainte le 10 juillet 2010. C’est lors de cette enquête que les noms de Gérard Davoust et celui de son directeur Financier, Luigi Verrechia, apparaissent dans les auditions de la police.

Le 9 novembre 2011, le Tribunal de Grande Instance de Paris autorise la société NEST à faire un audit de la maison d’Édition Raoul Breton, qui refuse et intervient également dans une série de procédures visant à freiner son action légitime en faveur de la protection du patrimoine du chanteur.

Refuser à un expert désigné par le Tribunal de réaliser son audit des comptes, voilà qui est inhabituel pour une société.

Cela obligea NEST, qui œuvre pour cette sauvegarde du patrimoine de Charles Trenet, à demander le concours d’un ancien inspecteur de Scotland Yard, spécialiste en enquêtes sur le blanchiment.

Le Procureur de la République désigne un juge pour mener l’enquête

Gérard Davoust, Président de la maison d’Édition Raoul Breton, avait déclaré, lors d’une audition d’un procès verbal du 30 mars 2011 : « …la société n’est titulaire d’aucun compte bancaire à l’étranger… »

ltÀ la lecture de la plainte et des pièces présentées par la société NEST, qui révèlent que la maison d’Édition Raoul Breton et ses gérants détiennent des comptes offshores, le Procureur de la République de Paris demande aussitôt l’ouverture d’une information et le juge Claire Thépaut est désigné.

Ce ne serait que la partie visible de l’iceberg.

NEST soupçonne en effet que d’autres comptes offshores et d’autres droits d’auteur, gérés par les sociétés de G. Davoust & Co, pourraient concerner d’autres artistes français. Cette pratique pourrait remonter à plusieurs décennies.

Comme le précise Maurice Khardine, l’un des dirigeants de NEST :

J’espère que cette triste odyssée permettra une meilleure transparence et apportera enfin la sérénité nécessaire à la réalisation de projets autour de Charles Trenet !

 Johan Schlüter demande que justice soit rendue.

Avocat danois, il se bat en faveur des droits d’auteur depuis plus de 40 ans. 

CT2On a voulu me faire passer pour un salopard….

Malgré les accusations d’escroquerie en 2014, Johan Schlüter, actuellement Président du Conseil d’Administration de la Société NEST et avocat reconnu au Danemark pour ses combats contre la piraterie sur les droits d’auteur, continue de se battre dans cette affaire pour faire valoir les droits d’auteur auprès des artistes et souhaite voir la justice faire son travail.

Il attend une relaxe qui mettrait fin à ce “cauchemar” et souhaite que les choses se fassent proprement.

Alors que les “preuves” s’accumulent, que va faire la justice ?

charles-trenet-2Il est sûr que le Procureur de la République a pris cette affaire au sérieux, en ouvrant directement une information sans chercher à vérifier les fondements de la plainte par le moyen d’une enquête préliminaire.

Selon les informations que posséderait NEST, les Éditions Raoul Breton qui, rappelons-le, sont la propriété de Charles Aznavour sous la direction de Gérard Davoust, risquent de connaître, dans cette affaire, l’effet très humide de “l’arroseur arrosé”.

Il est vrai que M. Davoust, qui occupe des postes clés dans le monde de la musique, aura à s’expliquer sur des accusations bien précises qui, si elles s’avèrent justes, devront permettre de revoir l’ensemble de l’exploitation des droits par les sociétés qu’il représente.

Il serait temps que les juges mettent un terme à cette saga judiciaire provoquée par l’ex-chauffeur de Charles Trenet en allant au bout de cette affaire, afin que le patrimoine culturel et artistique de cet immense poète puisse prospérer dans l’intérêt général.

Le projet d’Aix-en-Provence à la gloire de Charles Trenet, qui a été « gelé » jusqu’à présent, pourra enfin être achevé. Un héritage culturel et artistique utilisé à bon escient serait préférable pour la France et les Français, pour leur rappeler la joie que “le fou chantant” leur a offerte depuis si longtemps.

 

Contact presse

[Fonds pour la mémoire de Charles Trenet]
Email : info@charlestrenet.eu

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>