L’A.M.I., béquille numérique d’aide à la cognition des personnes âgées, lance sa campagne de levée de fonds

Communiqué de presse PDF Communiqué de presse DOC     

Concevoir un dispositif numérique qui puisse servir de « béquille » à la cognition des personnes âgées qui, cumulant les effets de l’âge et de l’isolement, sont victimes d’une déstructuration chronologique et fonctionnelle : tel est le projet que porte depuis 2012, Christian Bonidal, ingénieur de Saint-Cyr et Docteur en sociologie.

Lauréat de la Bourse French Tech en 2014, finaliste du concours de la Fondation Legrand et soutenu par de nombreux gérontologues et chercheurs, ainsi que par la BPI – avec l’octroi d’une subvention de 25 000 euros – ce projet d’enjeu social et sociétal doit, après quatre années de consultations et expérimentations, franchir la phase opérationnelle en vue de son industrialisation.

Pour venir en aide aux 2 millions de personnes âgées concernées et à leurs aidants, l’A.M.I. lance une campagne de levée de fonds de 250 000 euros.

Capture d’écran 2017-01-05 à 18.43.28

Inventer une vie meilleure pour les personnes âgées avec l’A.M.I., Assistant Mémoriel Individualisable

Ingénieur diplômé de Saint-Cyr, Docteur en sociologie, surdoué MENSA (QI hypertrophié) doté d’un « syndrome d’Asperger léger » (déficit de Quotient Émotionnel avec capacité à remettre en cause, sans émotion, tout un travail « sans distorsion de l’observation objective »), Christian Bonidal s’amuse d’être un « cocktail détonnant, relativement unique ». Mais s’il devait se présenter en une seule phrase, Christian Bonidal opterait sans hésitation pour celle-ci :

Je suis le fils d’une maman que j’étais dans le « devoir » d’aider efficacement.

Une motivation, un constat, une ambition…

En 2012, à la suite d’un « sevrage » de neuroleptiques (Temesta), la maman de Christian Bonidal retrouve une conscience normale, mais est confrontée à une déstructuration chronologique. Sans être atteinte de la maladie d’Alzheimer, ses capacités cognitives se trouvent « alzameirisées ». De conférences en congrès et en rencontres, Christian Bonidal réalise que nombre de personnes âgées vivent la même situation que sa mère.

Il confie,

« Il existe une population particulièrement fragilisée et particulièrement délaissée chez les personnes âgées : il s’agit, parmi le million de personnes qui reçoivent moins d’une visite par semaine, de celles qui étant confrontées à des problèmes de mémoire, et qui, en étant conscientes, doutent de ce dont elles se souviennent. Elles passent la quasi-totalité de leurs périodes d’éveil à essayer, en vain, de lever les doutes qui les assaillent, s’y épuisent le cerveau jusqu’à entrer en état de démence sénile, sombrent dans une sieste réparatrice, et recommencent… Tant et si bien que leur horloge interne se décale… Elles ne savent plus dans quel temps elles vivent, nuit et jour deviennent équivalents… Généralement – elles n’ont pas « réellement » le choix de faire autrement – elles ont décidé de « vivre avec » et de rejeter, d’ignorer, tout ce qui ne leur semble pas indispensable. À cause de cette notion d’acceptabilité, elles rejettent la télécommande TV ou le téléphone, qui, décidément, ont trop de touches, n’arrivent plus à suivre leur traitement médical, et à l’extrême, finissent par « mourir d’oublier de boire et de s’hydrater », comptant parmi les 3 500 morts lors de la canicule de 2015… »

Ses recherches de solutions numériques pour un accompagnement humain partiel s’avérant infructueuses, le principe de l’A.M.I., Assistant Mémoriel Individualisable, s’impose à Christian Bonidal comme une évidence avec une ambition : apporter aux personnes âgées fragilisées des « béquilles » permettant de compenser les dérives cognitives.

Capture d’écran 2017-01-05 à 18.43.08

L’A.M.I. : un dispositif innovant pour un enjeu sociétal

Après avoir réalisé plusieurs preuves de concept sur différents supports de communication (écran de télévision, Leap Motion, TouchPad), se révélant successivement inadaptés au potentiel d’acceptabilité des utilisateurs ciblés, Christian Bonidal travaille durant quatre années à la conception du dispositif A.M.I.

Il souligne,

Dès le début, nous avons intégré comme principale contrainte que ce dispositif doit être accessible à des utilisateurs qui n’ont plus suffisamment d’énergie pour ne pas se tromper de touche en utilisant une simple télécommande et dont l’état mental les rend incapables d’utiliser les tablettes tactiles.

Avec le concours d’une équipe de 2 personnes au sein de l’association Les Béquilles du Cognitif, 2 médecins conseils, ainsi que des écoles et instituts de référence dans le domaine de l’informatique (UPMC via l’association Robotech, WASSA) et de la robotique (SPIROPS, AXYM ROBOTIQUE, Le Centre Francilien d’Informatique et de Robotique), Christian Bonidal, peut aujourd’hui être fier de voir le projet A.M.I. donner naissance à un prototype réussi du premier dispositif numérique élaboré en tant que solution pour :

  • prolonger l’autonomie des personnes qui souffrent de difficultés mémorielles,
  • accompagner et faciliter la relation aidant-aidé,
  • apporter une aide pour ralentir les effets de la maladie d’Alzheimer.

Concrètement, le dispositif A.M.I. se déploie en :

  • un ordinateur équipé d’un double détecteur, mouvement et proximité
  • un « sur-clavier » équipé en « capacitif » avec 5 boutons et un Touch pad
  • un logiciel Agenda
  • un affichage à l’écran spécialement étudié et adapté.

En termes d’applications, le projet A.M.I. se révèle très prometteur tant pour les patients que pour les aidants, médecins gérontologues et chercheurs.

A.M.I., c’est en effet à terme :

1/ un dispositif numérique conçu pour être acceptable, utilisable et utile pour les personnes qui, victimes d’une double déstructuration (chronologique et fonctionnelle) ont du mal à savoir l’heure qu’il est et ce qu’elles ont à faire ;

2/ une porte pour le développement de télé consultations et ainsi une piste pour pallier (partiellement) les conséquences des déserts médicaux avec la mise en œuvre de solutions du type CARDIASENS de I-VIRTUAL ;

3/ une aide au « lissage » des relations aidants-aidés grâce à une utilisation conjointe de l’A.M.I. induisant une prise de conscience des attentes réelles de l’aidé par l’aidant ;

4/ une solution supplémentaire et complémentaire pour retarder les effets de la maladie d’Alzheimer.

Christian Bonidal précise,

Le projet A.M.I. est également un outil d’observation et de recherche permanent qui va permettre d’étendre l’acceptabilité et l’utilisabilité en explorant la dimension individualisation qui est particulièrement accentuée par un âge avancé… Demain, l’introduction d’observations et d’analyses comportementales devrait permettre de mettre l’intelligence artificielle au service de la prolongation du potentiel d’autonomie des utilisateurs – notamment par la création d’une « glu affective » entre l’utilisateur et le dispositif, et l’ amélioration de la prise en compte des attentes réelles des utilisateurs en termes de soutien mémoriel.

Pour mener à bien le projet A.M.I., il reste à Christian Bonidal et son équipe à évaluer le prototype en situation. Cette phase d’évaluation (démarrage fin janvier 2017), permettra à partir de 7 exemplaires de l’A.M.I. de :

  • présenter le dispositif à des utilisateurs potentiels,
  • évaluer le niveau de leur acceptabilité,
  • rédiger un document « Méthodologie applicable par les membres des associations partenaires du déploiement ».

Un besoin crucial de soutiens financiers et humains

Capture d’écran 2017-01-05 à 18.43.15En plaçant les particularismes des personnes âgées cibles au cœur de l’élaboration de la solution A.M.I., Christian Bonidal a identifié et définit une stratégie porteuse d’un grand potentiel avec un déploiement sur 5 ans. Pour autant, un tel projet nécessite d’importants investissements, et son financement peut s’avérer un véritable parcours du combattant.

Depuis quatre ans, Christian Bonidal arpente ce parcours…

Conscient de la nécessité de construire un contexte de financement en raison du fait que la population cible soit majoritairement impécunieuse, Christian Bonidal inscrit le projet A.M.I. à la Bourse French Tech et en devient Lauréat 2014. Pourtant, quelques mois plus tard, Christian Bonidal découvre que son âge, 68 ans, ne lui permettra pas d’obtenir un quelconque concours bancaire, et ce malgré la garantie BPI liée au statut French Tech.

Grâce à l’engagement sans faille de Christian Bonidal qui n’hésite pas à invertir toutes ses économies, le développement du projet A.M.I. se poursuit. Finaliste 2015 du concours organisé par la Fondation Legrand, le projet A.M.I. reçoit également le soutien de nombreux gérontologues et chercheurs.

Mais aujourd’hui, les économies de Christian Bonidal s’épuisent et l’attribution fin 2016 d’une subvention de 25 000 euros par la BPI ne suffira pas à mener à bien la phase opérationnelle d’évaluation de l’A.M.I.

Christian Bonidal affirme,

Le projet A.M.I. est très avancé, il ne lui reste plus qu’à rentrer en phase opérationnelle. Nous sommes à la veille de démarrer l’étape « évaluation » qui va permettre la mise en route de son industrialisation. De par l’enjeu sociétal qu’il représente et les perspectives prometteuses qu’il offre, le projet A.M.I. mérite d’être mené à terme. Conscient qu’à 68 ans, je ne peux mettre en œuvre seul ce projet dont l’envergure est énorme, le projet A.M.I. a besoin à la fois d’une structure qui aurait la capacité et la volonté de prendre en charge la concrétisation, et de nouveaux investisseurs. Grâce à cette levée de fonds, A.M.I. peut devenir un projet à la fois philanthropique et capitalistique. A.M.I. pourra apporter demain aux personnes âgées fragilisées des « béquilles » permettant de compenser les dérives cognitives.

Plusieurs réseaux d’investisseurs s’intéressent de près au projet A.M.I., parmi lesquels TIGcRE (Tandem InterGénérationnel pour la création et la Reprise d’Entreprises) et GNIAC (Groupement National des Initiatives et Acteurs Citoyens). Ces derniers réservent un accueil enthousiaste au projet puisqu’ils sont déjà prêts à investir 75 000 euros, soit 30% du montant total à lever (250 000 euros).

Pour en savoir plus

Présentation de l’A.M.I : https://www.youtube.com/watch?v=U5jfCQ3UVGk / https://www.youtube.com/watch?v=BK5IhRqKYZ8

Contact presse

Christian Bonidal

E-mail : christian.bonidal@sfr.fr

Tél. : 0670079118

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>